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Arrêter de procrastiner : 3 protocoles validés par les neurosciences

Introduction

« Près de 20% des adultes américains se considèrent comme des procrastinateurs chroniques, un chiffre qui grimpe à 70% chez les étudiants universitaires » (Steel, 2007). Ce phénomène, bien plus qu’une simple paresse passagère, peut avoir des répercussions significatives sur notre bien-être, notre carrière et nos relations. La procrastination est cette tendance insidieuse à reporter des tâches importantes, souvent au détriment de nos objectifs à long terme. Qu’il s’agisse de ce projet professionnel urgent, de démarches administratives essentielles ou même de prendre enfin soin de votre santé, le report constant crée un cycle de stress et de culpabilité. Heureusement, la science offre aujourd’hui des clés précieuses. Grâce aux avancées en neurosciences, nous comprenons mieux les mécanismes du cerveau qui sous-tendent ce comportement, et des stratégies concrètes émergent pour s’en libérer. Cet article explorera trois protocoles testés et approuvés par la recherche pour vous aider à arrêter de procrastiner efficacement et durablement.

Pourquoi est-il si difficile d’arrêter de procrastiner et quelle est l’explication neuroscientifique ?

Le problème de la procrastination : un fardeau mental et émotionnel

La procrastination n’est pas un simple manque de volonté. C’est un comportement complexe, souvent alimenté par des mécanismes psychologiques profonds. Elle génère un cycle pernicieux : le report d’une tâche conduit à un sentiment de soulagement temporaire, mais rapidement suivi par l’anxiété, la culpabilité et un stress accru à mesure que l’échéance approche. Ce stress peut paralyser davantage, renforçant le comportement de report.

Les circuits cérébraux impliqués dans la procrastination

Les neurosciences ont mis en lumière plusieurs régions et processus cérébraux associés à la procrastination. L’une des principales explications réside dans le déséquilibre entre notre système de récompense immédiate et notre système de planification à long terme.

  • Le système limbique et la gratification immédiate : Notre cerveau est naturellement attiré par la récompense instantanée. Des études de neuroimagerie ont montré que les tâches perçues comme agréables ou faciles activent des circuits dopaminergiques liés au plaisir et à la récompense dans des régions comme le noyau accumbens (O’Donoghue & Rabin, 1999). Face à une tâche perçue comme difficile, ennuyeuse ou stressante, notre cerveau préfère souvent une diversion plus agréable, même si elle est moins productive.
  • Le cortex préfrontal et la planification exécutive : Le cortex préfrontal, en particulier le cortex préfrontal dorsolatéral, est la région du cerveau responsable de la planification, de la prise de décision, de la régulation émotionnelle et de l’inhibition des comportements impulsifs. Chez les procrastinateurs, il semblerait que cette région ait plus de mal à surpasser l’appel de la gratification immédiate et à initier l’action pour des tâches à long terme (Blouin et al., 2014).
  • L’amygdale et la peur de l’échec : L’amygdale, centre de traitement des émotions, joue un rôle crucial dans notre réaction à la peur et à l’anxiété. La peur de l’échec, du jugement ou de la tâche elle-même peut activer l’amygdale, déclenchant des réponses de fuite ou d’évitement, ce qui se traduit par la procrastination.

Les biais cognitifs qui entravent nos tentatives pour arrêter de procrastiner

Plusieurs biais cognitifs viennent compliquer la situation :

  • Le biais de l’optimisme : Nous avons tendance à surestimer notre capacité à accomplir des tâches dans le futur et à sous-estimer le temps nécessaire, pensant : « Je le ferai plus tard, quand j’aurai plus de temps/d’énergie » (Buehler et al., 1994).
  • Le biais du présent (présentisme) : Notre cerveau valorise davantage les récompenses immédiates que les récompenses futures, même si ces dernières sont plus importantes. La douleur d’une tâche actuelle est perçue comme plus forte que le bénéfice futur.
  • Le biais de l’aversion à la perte : Éviter une souffrance (l’effort de la tâche) est souvent plus motivant que de gagner un bénéfice futur.

Comprendre ces mécanismes est la première étape pour élaborer des stratégies efficaces pour arrêter de procrastiner.

Quels sont les déclencheurs courants de la procrastination et comment les identifier pour mieux les gérer ?

Pour arrêter de procrastiner, il est essentiel d’identifier ce qui nous pousse à reporter les choses. Les déclencheurs sont souvent subtils, mais une fois reconnus, ils deviennent plus faciles à gérer.

Types de tâches propices à la procrastination

Certaines caractéristiques des tâches augmentent la probabilité que nous les reportions.

  • Les tâches perçues comme ennuyeuses ou désagréables : Qui aime faire sa déclaration d’impôts ou nettoyer les toilettes ? Ces tâches, dépourvues d’intérêt intrinsèque, sont souvent les premières à être écartées.
  • Les tâches complexes ou accablantes : Un grand projet, sans étapes claires, peut sembler insurmontable. La pensée de devoir aborder une si grande tâche peut provoquer un sentiment de paralysie.
  • Les tâches sans échéance claire ou avec une échéance lointaine : Sans une pression externe ou interne immédiate, il est facile de penser que « c’est pour plus tard ». Le cerveau humain est moins efficace pour initier une action sans urgence perçue.
  • Les tâches ambiguës ou mal définies : Si vous ne savez pas par où commencer, ou ce que signifie « bien faire » la tâche, il est facile de la reporter indéfiniment. L’incertitude est un puissant frein à l’action.
  • Les tâches perçues comme inutiles ou sans signification : Si vous ne voyez pas la valeur ou le but d’une tâche, votre motivation à la commencer sera faible.

Facteurs psychologiques individuels

Au-delà des caractéristiques des tâches, nos propres états internes et traits de personnalité jouent un rôle majeur.

  • La perfectionnisme : La peur de ne pas faire les choses « parfaitement » peut entraîner une paralysie. Plutôt que de commencer et de risquer de faire des erreurs, le perfectionniste reporte indéfiniment, attendant le moment « idéal » qui n’arrive jamais.
  • La peur de l’échec : Ce déclencheur puissant peut paralyser même les individus les plus compétents. L’évitement de l’échec est souvent plus fort que la motivation à réussir.
  • La peur du succès : Moins intuitive, la peur du succès peut émerger lorsque de nouvelles responsabilités ou attentes sont associées à la réussite.
  • Le manque de confiance en soi : Le doute quant à ses propres capacités à accomplir une tâche peut mener à l’évitement.
  • Le manque d’énergie ou de motivation : La fatigue, le stress accumulé ou un manque général de sens peut réduire notre capacité à initier des actions, même celles qui sont importantes.

**Comment identifier vos propres déclencheurs pour *arrêter de procrastiner

Tenir un journal de procrastination peut être un outil puissant. Pour chaque tâche que vous reportez :

  1. Notez la tâche : Décrivez-la brièvement.
  2. Identifiez l’émotion associée : Qu’avez-vous ressenti en pensant à cette tâche ? (ennui, anxiété, peur, accablement, etc.)
  3. Analysez les pensées : Quelles pensées spécifiques vous sont venues à l’esprit ? (« C’est trop difficile », « Je n’y arriverai jamais », « Je n’ai pas le temps », « Je le ferai plus tard »).
  4. Repérez le comportement de report : Qu’avez-vous fait à la place ? (vérifier les réseaux sociaux, regarder la télévision, faire une autre tâche non urgente).

En collectant ces données sur une semaine ou deux, vous commencerez à voir des schémas émerger et à identifier vos déclencheurs personnels pour arrêter de procrastiner.

Quels protocoles validés par les neurosciences peuvent vous aider à arrêter de procrastiner de manière efficace ?

Les neurosciences nous offrent des stratégies concrètes pour recâbler notre cerveau et nous libérer de l’emprise de la procrastination. Voici trois protocoles éprouvés.

Protocole 1 : La technique du « Petit Pas » et l’activation du système de récompense

Neurosciences sous-jacentes : Ce protocole exploite le principe d’activation comportementale et la libération de dopamine. Démarrer une tâche, même minuscule, déclenche une petite récompense neurologique. Le simple fait de « se mettre en mouvement » réduit l’activation de l’amygdale (liée à la peur) et augmente celle du cortex préfrontal (liée à l’action).

  • Le principe de l’inertie émotionnelle et comportementale : Il est souvent plus difficile de démarrer une tâche que de la poursuivre. Notre cerveau perçoit le « démarrage » comme une dépense d’énergie significative. En segmentant la tâche en micro-actions, nous réduisons cette barrière perçue.
  • La boucle de la récompense dopaminergique : Chaque petite réussite, même la plus infime, libère une petite quantité de dopamine, un neurotransmetteur associé au plaisir et à la motivation. Ce mécanisme renforce le comportement et nous encourage à continuer.

**Comment appliquer ce protocole pour arrêter de procrastiner :**

  1. « Chunking » ou découpage des tâches : Prenez votre tâche la plus intimidante et décomposez-la en étapes si petites et si simples que le fait de ne pas les faire semble absurde.
  • Exemple concret : Au lieu de « Écrire le rapport annuel », segmentez en : 1. « Ouvrir le document Word. » 2. « Écrire le titre. » 3. « Rédiger la première phrase de l’introduction. » 4. « Rechercher une donnée clé. » L’objectif est de rendre la première étape si minime qu’elle ne suscite aucune résistance.
  1. La règle des 2 minutes (ou 5 minutes) : Si une tâche peut être faite en 2 minutes (ou 5 minutes), faites-la immédiatement. Si elle prend plus de temps, engagez-vous à travailler dessus pendant seulement 2 (ou 5) minutes. L’objectif n’est pas de terminer la tâche, mais de la commencer. Souvent, une fois que vous avez démarré, l’inertie diminue et vous continuez naturellement.
  2. Célébrer les micro-réussites : Reconnaissez et appréciez le fait d’avoir complété même une petite étape. Cela renforce la boucle de récompense et conditionne votre cerveau à associer la tâche à un signal positif.
  • Exemple : « J’ai ouvert le document, c’est déjà un pas ! Bien joué ! »

> Exemple Concret : Adopter la méthode des « petits pas »

>

> Sarah devait préparer un exposé important pour son travail, une tâche qu’elle repoussait depuis des jours. Accablée par l’ampleur du travail, elle se sentait paralysée. En appliquant le protocole des « petits pas », elle a réorganisé sa stratégie :

>

> 1. Au lieu de « Préparer l’exposé », elle a noté : « Ouvrir l’ordinateur portable ».

> 2. Puis : « Créer un nouveau diaporama PowerPoint ».

> 3. Ensuite : « Écrire le titre pour la première diapositive ».

> 4. « Lister 3 idées principales pour le contenu ».

>

> Chaque étape ne prenait pas plus de 5 minutes. Une fois l’ordinateur ouvert, elle a trouvé plus facile de créer le diaporama. Puis, ayant le titre, les idées ont commencé à affluer. En moins d’une heure, elle avait une ébauche qu’elle jugeait « suffisante », cassant ainsi la barrière initiale de la perfection. Le simple acte de commencer a désamorcé son anxiété.

Protocole 2 : La régulation émotionnelle et la technique de la « déconnexion cognitive »

Neurosciences sous-jacentes : Ce protocole cible l’amygdale et le cortex préfrontal ventromédian, des régions clés dans le traitement des émotions et la prise de décision. La procrastination est souvent une stratégie d’évitement face à des émotions désagréables (stress, anxiété, ennui). Apprendre à reconnaître et à gérer ces émotions sans céder à la fuite est crucial.

  • Reconnaissance et acceptation des émotions (pleine conscience) : Des études montrent que la pratique de la pleine conscience peut moduler l’activité de l’amygdale, réduisant la réactivité émotionnelle au stress (Hölzel et al., 2011). En observant nos émotions sans jugement, nous évitons qu’elles ne dictent nos actions.
  • Réévaluation cognitive : Le cortex préfrontal est impliqué dans notre capacité à réinterpréter la signification des événements. En changeant notre perspective sur la tâche ou les émotions associées, nous pouvons réduire leur impact négatif.

**Comment appliquer ce protocole pour arrêter de procrastiner :**

  1. Identifier et nommer l’émotion déclenchant la procrastination : Avant de reporter une tâche, prenez un moment pour vous interroger : « Qu’est-ce que je ressens en ce moment ? » Est-ce de l’anxiété, de l’ennui, de la peur de l’échec, de la frustration ?
  2. Pratiquer la pleine conscience (Mindfulness) : Observez cette émotion sans la juger. Ne la repoussez pas, ne la laissez pas vous submerger. Simply : « Je ressens de l’anxiété à l’idée de commencer ce rapport. »
  3. La technique de la « déconnexion cognitive » :
  • Externalisation : Visualisez l’émotion comme une entité distincte de vous-même, comme un nuage qui passe dans le ciel. Remettez à distance l’idée que cette émotion est LA réalité de la situation.
  • Réévaluation : Changez votre perspective. Au lieu de voir la tâche comme une menace, essayez de la voir comme un défi, une opportunité d’apprendre ou une étape nécessaire vers un objectif désirable.
  • Exemple : « Ce rapport n’est pas une montagne, c’est une occasion de montrer mes compétences. » ou « L’ennui de la tâche est temporaire, la satisfaction de l’avoir accomplie sera durable. »
  • Focus sur le « Pourquoi » : Rappelez-vous la raison sous-jacente pour laquelle cette tâche est importante (ex: « préparer cet exposé me permettra d’obtenir la promotion que je souhaite » ou « faire la vaisselle maintenant m’assurera une cuisine agréable demain matin »).
  • Le « Stop-Think-Act » : Lorsque l’envie de procrastiner apparaît :
  • STOP : Arrêtez ce que vous êtes en train de faire.
  • THINK : Identifiez l’émotion et les pensées associées. Demandez-vous : « Est-ce que reporter cette tâche va vraiment résoudre le problème ou ne fera qu’augmenter mon stress ? »
  • ACT : Appliquez alors un « petit pas » du Protocole 1.

Protocole 3 : La structuration de l’environnement et le « Commitment Device »

Neurosciences sous-jacentes : Ce protocole s’appuie sur la plasticité cérébrale et la formation d’habitudes. Notre environnement influence fortement nos décisions et nos comportements. En structurant notre environnement de manière à rendre l’action désirable plus facile et la procrastination plus difficile, nous réduisons la charge cognitive nécessaire pour démarrer. Les « Commitment Devices » (ou dispositifs d’engagement) exploitent notre aversion à la perte et notre besoin de cohérence.

  • Le circuit de l’habituation : Notre cerveau est programmé pour former des habitudes. En rendant l’environnement propice à l’action, nous facilitons la formation de nouvelles habitudes productives et affaiblissons les habitudes de procrastination.
  • Le rôle du cortex préfrontal dans le contrôle exécutif : En minimisant les distractions et en plaçant des rappels visuels, nous réduisons le travail de notre cortex préfrontal pour résister aux impulsions.

**Comment appliquer ce protocole pour arrêter de procrastiner :**

  1. Créer un environnement propice à l’action :
  • Élimination des distractions : Rangez votre téléphone hors de portée, fermez les onglets inutiles sur votre ordinateur, travaillez dans un endroit calme. Rendez la procrastination difficile.
  • Rendre la tâche facile d’accès : Préparez tout le matériel nécessaire à l’avance. Si vous devez écrire, ouvrez le document. Si vous devez faire de l’exercice, préparez votre tenue de sport la veille. (Duhigg, 2012)
  • Aménager un espace dédié : Si possible, ayez un endroit spécifique pour les tâches importantes, signalant à votre cerveau que c’est le moment de la concentration.
  1. Utiliser les « Commitment Devices » (Dispositifs d’engagement) : Ces mécanismes vous verrouillent dans une action future, rendant la dérogation coûteuse ou honteuse.
  • Engagement public : Annoncez vos objectifs à un ami, un collègue ou sur les réseaux sociaux. La peur de vous décevoir ou de perdre la face peut être une puissante motivation.
  • Pari sur soi-même : Parier de l’argent ou une chose de valeur sur l’accomplissement d’une tâche. Si vous ne la terminez pas, l’argent est donné à une œuvre de charité que vous n’aimez pas, par exemple.
  • Fixer des micro-échéances avec des conséquences : Donnez-vous une petite récompense si vous atteignez une micro-étape, ou une petite « punition » (ex: pas de dessert ce soir) si vous ne la respectez pas.
  • Le « Buddy System » (système de binôme) : Engagez-vous avec quelqu’un d’autre à faire une tâche ou à vous soutenir mutuellement. La responsabilité partagée peut augmenter la motivation.
  • Exemple : « Je m’engage à rédiger les trois premiers paragraphes du rapport avant midi, et si je ne le fais pas, j’offrirai le café à mes collègues tous les matins pendant une semaine. » La pression sociale est un puissant moteur pour arrêter de procrastiner (Ariely, 2010).

Avant de continuer à lire cet article, vous pouvez vous inscrire à la formation gratuite Bye-Bye-Stress en cliquant ici.

Comment mesurer ses progrès et maintenir sa motivation pour arrêter de procrastiner durablement ?

Mesurer ses progrès est essentiel pour maintenir la motivation et pour arrêter de procrastiner sur le long terme. Le renforcement positif et la visibilité des avancées sont des éléments clés.

Suivi des tâches accomplies vs tâches reportées

  • Le journal de bord de l’efficacité : Continuez le journal que vous avez commencé pour identifier vos déclencheurs. Mais cette fois, ajoutez une colonne pour noter si la tâche a été accomplie (même en partie grâce aux « petits pas ») ou si elle a été reportée.
  • Exemple de Journal :

| Date | Tâche | Émotion initiale | Déclencher (pensée) | Action entreprise | Résultat (Accompli/Reporté) | Notes (Protocole utilisé) |

| :– | :- | : | :– | :- | :– | : |

| 2023-11-15 | Rédiger email client | Inquiétude | « Je vais faire une erreur » | Rédigé la première phrase | Accompli (10 min) | Protocole 1 |

| 2023-11-16 | Répondre à enquêtes admins | Ennui | « Pas le temps pour ça » | Observé l’ennui, puis 5 min | Accompli (20 min) | Protocole 2 & 1 |

  • Tableau de suivi visuel : Créez un tableau simple (physique ou numérique) où vous cochez ou barrez les tâches terminées. Visualiser l’avancement est très gratifiant. Des applications comme Trello, Asana ou des simples listes de tâches peuvent servir à cet effet.

Récompenses et renforcement positif

  • Récompenses non monétaires : Célébrez vos réussites, même les petites ! Après une journée où vous avez vaincu la procrastination sur une tâche importante, offrez-vous un moment de détente, un épisode de votre série préférée, une promenade. Le cerveau associe ainsi l’accomplissement à un sentiment positif.
  • La notion de « flow » (expérience optimale) : Le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi a décrit le concept de « flow » comme un état de concentration intense et d’absorption dans une activité. Lorsque vous parvenez à vous immerger dans une tâche, le cerveau libère dopamine et d’autres neurotransmetteurs qui procurent un sentiment de bien-être. Poursuivre cet état de flow peut devenir une motivation intrinsèque puissante.

Adapter les stratégies et ne pas se décourager

  • Flexibilité : Toutes les stratégies ne fonctionneront pas pour toutes les tâches ou tous les jours. Soyez flexible et adaptez les protocoles à votre situation. Si un protocole ne fonctionne pas, essayez-en un autre ou combinez-les.
  • Apprendre de l’échec : Le but n’est pas d’éliminer complètement la procrastination du jour au lendemain. Il y aura des jours « sans ». L’important est d’analyser pourquoi vous avez reporté une tâche et ce que vous pourriez faire différemment la prochaine fois.
  • La persévérance est une compétence (Dr. Angela Duckworth) : La capacité à persévérer face aux défis – souvent appelée « grit » ou résilience – est un facteur clé de réussite. Se familiariser avec les outils neuroscientifiques pour arrêter de procrastiner est un investissement dans cette capacité à la persévérance. La pratique régulière de ces protocoles renforcera les voies neuronales associées à l’initiative et à l’action.

Où puis-je trouver des ressources fiables pour approfondir ces protocoles et continuer à apprendre à arrêter de procrastiner ?

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin et arrêter de procrastiner en s’appuyant sur des fondements solides, plusieurs ressources fiables sont disponibles.

Littérature scientifique et ouvrages spécialisés

  • Articles scientifiques : Les bases de données comme PubMed ou Google Scholar sont des mines d’informations. Recherchez des termes tels que « procrastination neuroscience », « self-regulation », « executive function » (fonctions exécutives) ou « dopamine reward system ».
  • O'Donoghue, T., & Rabin, M. (1999). Doing it now or later. The American Economic Review, 89(1), 103-124.
  • Steel, P. (2007). The nature of procrastination: A meta-analytic and theoretical review of quintessential self-regulatory failure. Psychological Bulletin, 133(1), 65.
  • Hölzel, B. K., Lazar, S. W., Gard, T., Schuman-Olivier, J., Vago, D. R., & Ott, A. O. (2011). How does mindfulness meditation work? Proposing mechanisms of action from a conceptual and neural perspective. Perspectives on Psychological Science, 6(6), 537-559.
  • Livres :
  • "The Procrastination Equation: How to Stop Putting Things Off and Start Getting Things Done" par Piers Steel : Un ouvrage complet et basé sur la recherche.
  • "GRIT : The Power of Passion and Perseverance" par Angela Duckworth : Explore la persévérance, une qualité essentielle pour surmonter la procrastination.
  • "The Power of Habit" par Charles Duhigg : Explique les mécanismes de formation des habitudes et comment les modifier.
  • "Predictably Irrational" par Dan Ariely : Offre des aperçus fascinants sur les biais cognitifs qui influencent nos décisions, y compris la procrastination.

Institutions et organisations de santé

  • Organisations médicales et psychiatriques : Des associations comme l’APA (American Psychological Association) ou des institutions de recherche en santé mentale publient régulièrement des articles et des synthèses basées sur des évidences scientifiques. Recherchez leurs publications sur les troubles de la régulation de soi et les comportements d’évitement.
  • Universités et laboratoires de recherche : De nombreuses universités ont des départements de psychologie ou de neurosciences qui publient des travaux sur le sujet. Suivre des chercheurs renommés dans ce domaine peut vous tenir informé des dernières découvertes.

Cours en ligne et podcasts spécialisés

  • MOOC (Massive Open Online Courses) : Des plateformes comme Coursera, edX ou FutureLearn proposent des cours de psychologie comportementale ou de neurosciences, parfois avec des modules dédiés à la productivité et à la procrastination.
  • Podcasts : De nombreux podcasts spécialisés dans les neurosciences, la psychologie ou le développement personnel abordent ces sujets. Recherchez des épisodes sur les « habitudes », la « motivation » ou la « procrastination » animés par des experts crédibles.

Consultez un professionnel si nécessaire

Si la procrastination est chronique et affecte gravement votre vie professionnelle, personnelle ou votre santé mentale, n’hésitez pas à consulter un psychologue ou un thérapeute cognitivo-comportementaliste (TCC). Ces professionnels peuvent vous aider à identifier les causes profondes et à mettre en place des stratégies adaptées.

Conclusion

La procrastination est un défi courant, mais loin d’être insurmontable. En comprenant ses racines neuroscientifiques et en appliquant des protocoles validés, il est tout à fait possible de reprendre le contrôle.

  • Identifiez vos déclencheurs : Comprendre pourquoi vous reportez est la première étape pour y remédier.
  • Commencez petit : Les « petits pas » activent votre système de récompense et réduisent l’anxiété liée au démarrage.
  • Gérez vos émotions : Acceptez vos émotions, mais ne les laissez pas dicter vos actions. La pleine conscience et la réévaluation cognitive sont vos alliées.

Chaque petit pas vers l’action vous rapproche d’une vie plus maîtrisée et moins stressante. N’attendez plus, commencez dès aujourd’hui à mettre en œuvre ces stratégies pour une vie plus productive et sereine.

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FAQs

Qu’est-ce que la procrastination?

La procrastination est le fait de remettre à plus tard des tâches ou des décisions, souvent par manque de motivation ou de discipline.

Quels sont les effets de la procrastination sur le cerveau?

La procrastination peut entraîner une augmentation du stress, une diminution de la satisfaction personnelle et une altération de la capacité de prise de décision.

Quels sont les protocoles validés par les neurosciences pour arrêter de procrastiner?

Les protocoles validés par les neurosciences pour arrêter de procrastiner incluent la technique de la « règle des 2 minutes », la méthode Pomodoro et la pratique de la pleine conscience.

Comment fonctionne la technique de la « règle des 2 minutes » pour lutter contre la procrastination?

La technique de la « règle des 2 minutes » consiste à commencer une tâche pendant seulement 2 minutes, ce qui permet de surmonter la résistance initiale et de se lancer dans l’action.

En quoi la pratique de la pleine conscience peut-elle aider à combattre la procrastination?

La pratique de la pleine conscience permet de développer une meilleure conscience de ses pensées et émotions, ce qui peut aider à identifier les schémas de procrastination et à les surmonter.

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