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Comment s’informer sans subir la propagande de la peur

Il fut un temps, pas si lointain, où l’information circulait par le bouche-à-oreille, les lettres d’imprimantes jaunies, et les journaux des grandes villes, diffusés avec une lenteur qui permettait une digestion mesurée. L’eau des rivières était plus claire, et peut-être aussi l’esprit humain. Puis est arrivée l’ère numérique, une métamorphose des plus spectaculaires, transformant notre monde en un tissu interconnecté d’instantanéité. Les nouvelles nous parviennent dès qu’elles se produisent, tel un torrent dévalant la montagne. Mais comme tout torrent, il charrie son lot de débris, d’écume et, parfois, des eaux nauséabondes de la manipulation. Au milieu de ce flot incessant, une force insidieuse cherche à nous submerger : la propagande de la peur. Ce n’est pas une flamme qui éclaire, mais un brouillard qui désoriente, une marée basse qui nous laisse échoués sur les rivages de l’anxiété. Comment naviguer dans ces eaux troubles, comment distinguer le signal du bruit, la information de la manipulation, sans céder à la panique que certains vents cherchent à semer ? Cet article vous propose les outils pour redevenir le capitaine de votre propre esprit, pour bâtir une souveraineté informationnelle solide, et pour naviguer avec discernement à travers l’océan médiatique du XXIe siècle.

La propagande de la peur n’est pas une invention moderne. Alexandre le Grand, cherchant à souder ses troupes avant une bataille incertaine, n’a pas hésité à peindre des tableaux apocalyptiques des conséquences d’une défaite, utilisant l’émotion brute pour forger une détermination quasi fanatique. L’histoire regorge d’exemples similaires, où la crainte a été harnachée par des pouvoirs politiques ou militaires pour motiver, diviser, ou asservir. Aujourd’hui, les canaux de diffusion sont innombrables et la rapidité de circulation exponentielle. Avant de continuer à lire cet article, vous pouvez vous inscrire à la formation gratuite Bye-Bye-Stress en cliquant ici.

La Peur comme Outil Olfactif de Manipulation

Il est crucial de comprendre comment la peur fonctionne neurologiquement et psychologiquement. Lorsque nous sommes exposés à des informations conçues pour susciter la peur – qu’il s’agisse d’un danger imminent, d’une menace pour notre sécurité, notre santé ou notre identité – notre cerveau réagit en mode survie. L’amygdale, la partie du cerveau responsable du traitement des émotions, s’active intensément. Cette activation peut entraîner une réaction de « fight or flight » (combat ou fuite), mais elle a une conséquence particulièrement désastreuse pour notre capacité à analyser l’information : elle peut temporairement désactiver ou réduire l’activité du cortex préfrontal, la région du cerveau responsable de la pensée rationnelle, de la planification et du jugement critique.

Le chercheur en neurosciences Joseph LeDoux a largement documenté le rôle de l’amygdale dans la réponse à la peur, expliquant comment les signaux de danger sont traités rapidement par ces circuits subconscients [1]. Cette réaction immédiate nous rend plus réactifs à l’événement redouté, mais moins aptes à le contextualiser, à évaluer sa probabilité réelle, ou à considérer des solutions rationnelles. La propagande de la peur exploite précisément cette vulnérabilité. En nous plongeant dans un état d’alerte émotionnelle constante, elle nous rend plus malléables, plus susceptibles d’accepter des récits simplistes, des solutions radicales, et moins enclins à une analyse nuancée [2].

Reconnaître les Techniques Insidieuses

Les artisans de la propagande de la peur déploient un arsenal de techniques sophistiquées, souvent conçues pour contourner notre bon sens et s’adresser directement à nos émotions. Il ne s’agit pas d’un appel à la logique, mais d’une manipulation des images, des sons et des émotions.

  • L’Appel à l’Émotion Pure (Pathos) : Plutôt que de présenter des faits et des arguments rationnels, la propagande de la peur se concentre sur des récits poignants, des images choquantes, ou des témoignages dramatiques. Une scène d’une grande détresse peut avoir un impact émotionnel bien plus fort qu’une statistique précise. Par exemple, un reportage sur une catastrophe naturelle, s’il est centré uniquement sur les souffrances individuelles sans contexte global, peut générer une peur irrationnelle des événements similaires, sans pour autant informer sur les mesures de prévention ou la probabilité réelle de tels événements dans une région donnée.
  • La Généralisation et la Diabolisation : Une fois la peur instillée, la propagande tend à généraliser la menace, à l’attribuer à un groupe spécifique (souvent qualifié de « l’autre », l' »ennemi », le « mal »). Cette tactique vise à créer un amalgame et à susciter une hostilité généralisée, rendant toute discussion nuancée impossible. L’utilisation de stéréotypes visuels ou linguistiques renforce cette diabolisation [7].
  • Le Slogan et la Répétition : Des phrases courtes, percutantes et émotionnellement chargées sont répétées inlassablement. Ces slogans s’ancrent dans la mémoire collective sans nécessiter un examen critique. Pensez aux slogans politiques qui cristallisent une peur (par ex., « Ils viennent pour nous prendre… »).
  • La Suggestion et l’Insinuation : Parfois, la peur n’est pas explicitement verbalisée, mais subtilement suggérée. Une musique inquiétante en fond sonore, un montage rapide et déstabilisant, ou le simple fait de laisser planer le doute sur une intention cachée peuvent suffire à instiller le doute et l’appréhension chez le spectateur ou le lecteur.

En comprenant ces mécanismes, vous commencez à construire un bouclier mental. Vous ne luttez plus aveuglément contre le flot, mais vous apprenez à identifier les courants dangereux.

Devenir un Archéologue de l’Information : La Vérification des Sources

Dans l’univers numérique, chaque information est une potentielle mine d’or ou un piège à ciel ouvert. Face à un contenu qui éveille une émotion forte, la première réaction ne doit pas être la panique, mais la curiosité investigatrice. Qui parle ? D’où provient cette information ? Dans quel but ?

Identification des Auteurs et des Médiums

La première étape, la plus fondamentale, consiste à vérifier la crédibilité de la source et de l’auteur [1][4]. Un article, une vidéo, ou un post sur les réseaux sociaux, même s’il semble parfaitement formulé et soutenu par des images impressionnantes, ne vaut que par la fiabilité de celui ou de celle qui le diffuse.

  • Qui est l’auteur ? S’agit-il d’un expert reconnu dans son domaine ? Possède-t-il des qualifications pertinentes ? Cherchez son nom en ligne. Quels autres travaux a-t-il publiés ? Y a-t-il des conflits d’intérêts potentiels ? Un chercheur affilié à une entreprise produisant un médicament aura une perspective différente d’un chercheur universitaire indépendant.
  • Quel est le média ? S’agit-il d’une publication scientifique réputée, d’un journal établi reconnu pour son travail journalistique, d’un site institutionnel (un organisme gouvernemental, une université), ou d’un blog anonyme ? La nature du média donne une indication sur les processus de vérification et d’édition qui ont pu avoir lieu. Les sites qui ne mentionnent pas clairement leur politique éditoriale ou leurs auteurs devraient susciter une méfiance accrue.
  • Analyser le site web lui-même. Regardez l’adresse URL. Les extensions comme « .gouv.fr » ou « .edu » suggèrent une provenance officielle ou académique. Méfiez-vous des sites aux noms fantaisistes, des designs bas de gamme ou des publicités envahissantes, qui peuvent être des indicateurs de manque de professionnalisme ou d’intentions douteuses.

La Quête de la Source Primaire

Lorsque vous êtes confronté à une affirmation, surtout si elle est alarmante, demandez-vous toujours : Quelle est la source originale de cette information ? [7]. Une information qui cite une étude scientifique doit impérativement renvoyer à cette étude. Une déclaration politique doit être vérifiée à travers les comptes-rendus officiels ou les communiqués de presse des partis concernés.

  • Ne vous contentez pas des résumés ou des citations. Les journalistes, ou même les créateurs de contenu, peuvent involontairement (ou intentionnellement) déformer le sens d’une source originale en la résumant ou en la citant hors contexte. Accéder à la source primaire est la clé pour comprendre son contenu exact, ses nuances et ses limites.
  • Les liens brisés, un signal d’alarme. Si une information prétend s’appuyer sur une source mais que le lien est brisé ou mène à un contenu non pertinent, considérez cela comme un drapeau rouge. Cela peut indiquer que l’information originale n’a jamais existé, ou que son contenu ne soutenait pas l’affirmation initiale.

En devenant un archéologue de l’information, vous creusez sous la surface des titres accrocheurs et des images fortes pour découvrir les fondations (ou l’absence de fondations) sur lesquelles repose une information.

La Puissance du Regard Multiple : Comparer et Croiser les Informations

Aucun îlot d’information n’est une île. Pour acquérir une compréhension solide et équilibrée d’un sujet, surtout lorsqu’il est chargé d’émotions, il est impératif d’adopter une approche plurielle. Cela signifie consulter diverses sources, idéalement celles qui adoptent des perspectives différentes.

Le Principe des Vagues d’Information

Imaginez que vous naviguez sur une mer agitée. Le premier navire que vous croisez ne vous donnera qu’une vision partielle de la tempête. Pour comprendre sa véritable ampleur, sa direction, ses dangers, vous devez observer plusieurs bateaux, venant de différentes directions, signalant différents aspects du phénomène. C’est le principe du cross-checking [1].

  • Diversité des médias : Consultez des journaux nationaux et internationaux, des médias audiovisuels de différentes orientations politiques (si possible), des agences de presse reconnues (comme l’AFP, Reuters, Associated Press), et des publications spécialisées dans le domaine concerné.
  • Diversité des points de vue : Ne vous contentez pas de lire ce qui confirme vos propres opinions. Recherchez activement des sources qui présentent des arguments contraires ou des interprétations différentes. La confrontation des idées, même si elle est inconfortable, est le terreau de la pensée critique.
  • Les rapports d’organisations indépendantes : Les organisations non gouvernementales (ONG), les instituts de recherche, les think tanks reconnus pour leur impartialité (et non pour leur activisme partisan) peuvent offrir des analyses approfondies et souvent moins sujettes aux pressions politiques ou commerciales.

L’Arme Secrète : Les Sites de Fact-Checking

Face à une information particulièrement virulente ou sensationnaliste, les sites dédiés à la vérification des faits (fact-checking) sont vos meilleurs alliés [1]. Ces organisations indépendantes ont pour mission de démonter la désinformation, de vérifier les affirmations des personnalités publiques et de décortiquer les rumeurs.

  • Quelques exemples reconnus : En France, des plateformes comme Les Décodeurs (Le Monde), CheckNews (Libération), ou l’Agence France-Presse (AFP) Factuel déploient des équipes pour vérifier les informations qui circulent. À l’échelle internationale, des organisations comme Snopes, Poynter Institute’s International Fact-Checking Network, ou PolitiFact offrent des ressources précieuses.
  • Comment les utiliser ? La plupart de ces sites permettent de rechercher un sujet ou une affirmation spécifique. Vous pouvez également y trouver des articles de décryptage sur des campagnes de désinformation majeures. Utiliser ces outils vous permet de gagner un temps précieux et d’obtenir une analyse experte d’une information potentiellement trompeuse.

En faisant de la comparaison et de la vérification des faits une habitude, vous transformez votre consommation d’information d’une activité passive en une démarche active et éclairée. C’est comme devenir un détective de la vérité.

Développer sa Résilience Cognitive : L’Éducation Continue à la Manipulation

La propagande de la peur est un prédateur de l’esprit. Comme tout prédateur, il s’adapte, il évolue. Pour s’en prémunir durablement, il faut non seulement affûter ses outils de vérification, mais aussi renforcer sa propre forteresse mentale par une éducation continue.

Comprendre les Biais Cognitifs

Nos propres schémas de pensée peuvent nous rendre vulnérables à la manipulation. Développer une conscience de ses propres biais cognitifs est une étape cruciale pour rester objectif [1].

  • Le Biais de Confirmation : Nous avons tendance à rechercher, interpréter et privilégier les informations qui confirment nos croyances préexistantes. Face à une nouvelle qui nous semble « vraie » parce qu’elle correspond à ce que l’on pense, on est moins enclin à la remettre en question.
  • Exemple : Si vous êtes déjà préoccupé par une certaine maladie, vous serez plus enclin à croire un article alarmiste à ce sujet, même s’il manque de preuves solides, car il « confirme » votre inquiétude.
  • Le Biais d’Ancrage : La première information que nous recevons sur un sujet a souvent un poids disproportionné dans notre jugement ultérieur. Les premières nouvelles d’une crise, même si elles sont incomplètes ou erronées, peuvent devenir le « point d’ancrage » de notre perception.
  • Exemple : Si le premier jour d’une nouvelle épidémie, on parle de centaines de milliers de morts potentiels aux heures des infos, même si plus tard on apprend que le chiffre est bien plus bas, cette première grande peur peut rester gravée.
  • Le Biais de Disponibilité : Nous avons tendance à surestimer l’importance ou la probabilité des événements qui nous viennent facilement à l’esprit, souvent parce qu’ils sont récents, frappants ou émotionnellement intenses.
  • Exemple : Après avoir vu de nombreuses images d’attaques de requins (même si elles sont rares), on peut développer une peur disproportionnée de se baigner en mer.

En identifiant ces biais chez soi, on peut apprendre à prendre du recul, à se demander si l’on est attiré par une information parce qu’elle est vérifiée, ou simplement parce qu’elle résonne avec nos prédispositions.

Éduquer sur les Techniques de Manipulation

La connaissance est la meilleure arme. Se former continuellement sur les diverses techniques de manipulation et de propagande permet de les identifier plus rapidement et de les désamorcer [1].

  • Programmes et Cours en Ligne : De nombreuses universités et plateformes d’éducation proposent des cours (gratuits ou payants) sur le journalisme d’investigation, la pensée critique, la littératie médiatique, et l’histoire de la propagande. Ces ressources fournissent un cadre structuré pour acquérir ces compétences.
  • Livres et Essais : La littérature regorge d’ouvrages analysant la propagande, la persuasion et la psychologie des masses. Des penseurs comme Hannah Arendt, Edward Bernays, Noam Chomsky, ou Gustave Le Bon ont laissé des travaux fondamentaux pour comprendre ces dynamiques.
  • Veille Active sur les Dérives Informationnelles : Suivre des experts en cybersécurité, en sociologie des médias, ou en sciences politiques qui analysent les nouvelles formes de désinformation (deepfakes, IA générative, campagnes d’influence).

Rejoindre la communauté des esprits curieux qui cherchent à comprendre, plutôt qu’à simplement consommer, est un acte de résistance face à la désinformation. C’est comme apprendre à reconnaître les herbes médicinales des plantes vénéneuses dans la grande jungle de l’information.

Reconnaître et Questionner les Intentions Cachées

Critère Description Conseils pratiques Exemples d’outils
Sources d’information Choisir des sources fiables, diversifiées et reconnues Vérifier l’origine, privilégier les médias indépendants et internationaux Le Monde, France Info, BBC, Reuters
Vérification des faits Contrôler la véracité des informations avant de les croire ou partager Utiliser des sites de fact-checking, recouper les informations AFP Factuel, Les Décodeurs, Hoaxbuster
Analyse critique Développer un esprit critique face aux messages alarmistes ou sensationnalistes Questionner les intentions, détecter les biais et manipulations Formations en pensée critique, lectures spécialisées
Gestion de l’exposition Limiter le temps passé à consommer des informations anxiogènes Planifier des pauses, diversifier les activités Applications de gestion du temps, méditation
Communication Échanger avec son entourage pour relativiser et partager des points de vue Discuter, confronter les sources et opinions Groupes de discussion, forums modérés

Dans l’écosystème médiatique actuel, de nombreuses entités cherchent à influencer les opinions, à orienter les comportements, ou à servir des agendas politiques ou économiques. La propagande de la peur est souvent un outil de cette influence. S’interroger sur les intentions de ceux qui nous adressent un message est donc une démarche essentielle [7].

Le Qui et le Pourquoi : Une Question Fondamentale

Avant même de vous plonger dans le contenu d’une information, posez-vous ces questions fondamentales :

  • Qui me parle ? Est-ce une personne identifiée, une organisation reconnue, ou un compte anonyme ? Quelle est sa réputation, son historique ?
  • Qui a financé la production de ce contenu ? Y a-t-il des sponsorisations visibles ? L’auteur ou l’organisation qui diffuse l’information a-t-elle des intérêts financiers ou politiques dans le sujet abordé ? Une entreprise fabriquant des pesticides aura une perspective différente sur les risques des insecticides qu’une association environnementale.
  • Quel est le but de ce message ? Cherche-t-on à m’informer, à me convaincre, à me faire peur, à me pousser à l’action (acheter quelque chose, voter pour un candidat, détester un groupe) ?

Le « Cui Bono » : À Qui Profite le Scénario ?

C’est le vieil adage latin, « À qui profite le crime ? », qui trouve ici une traduction pertinente : « Cui bono ? » À qui profite le scénario de peur dépeint ?

  • Analyse des bénéficiaires évidents : Si une information crée une panique généralisée autour d’un produit ou d’un événement, demandez-vous qui pourrait tirer avantage de cette panique. Par exemple, si une rumeur alarmiste se propage sur la sécurité d’une certaine technologie, est-ce que des concurrents industriels en bénéficieraient ? Si la peur est dirigée vers un groupe social, qui gagne en pouvoir ou en influence en diabolisant ce groupe ?
  • Décryptage des discours : Analysez le langage utilisé. Y a-t-il une rhétorique d’urgence, un appel à des mesures extrêmes, une dramatisation excessive ? Ces procédés sont souvent utilisés pour justifier des décisions qui ne seraient pas acceptées en temps normal, mais qui paraissent nécessaires sous l’emprise de la peur.

En vous posant ces questions, vous passez d’une posture de victime inconsciente à celle d’un acteur alerte. Vous devenez le gardien de votre propre perception, capable de discerner les intentions malveillantes derrière le rideau de fumée de la propagande.

Éviter la Consommation Passive : L’Action et la Sagesse de la Pause

L’une des plus grandes faiblesses de notre ère numérique est la tendance à une consommation passive, voire automatique, de l’information. Nous scrollons, nous regardons, nous lisons, sans forcément interagir activement avec ce que nous recevons. Contre la propagande de la peur, cette passivité est notre pire ennemi.

L’Art de la Pause et de la Réflexion

Avant de réagir, avant de partager, avant de paniquer, prenez une profonde respiration, et faites une pause [4]. Ce court intervalle de temps est votre espace pour activer votre esprit critique.

  • Arrêter le flux : Dans le tourbillon incessant des nouvelles, le simple fait de s’arrêter, de fermer l’application ou le site, et de détourner son regard pendant quelques minutes peut suffire à ramener du calme.
  • Laisser décanter : Les informations conçues pour provoquer une réaction émotionnelle immédiate sont souvent celles qui manquent de nuance. Laissez l’information « décantant » dans votre esprit. Souvent, le pic de l’émotion s’estompe, et le besoin d’une analyse plus rationnelle émerge.
  • Se demander « Et alors ? » Après avoir lu ou vu quelque chose d’alarmant, demandez-vous quelle est la conséquence concrète pour vous, maintenant. La plupart des peurs propagées sont générales ou hypothétiques. L’important est de distinguer la menace réelle et immédiate de l’anxiété généralisée.

L’Action Informée contre la Paralysie

La propagande de la peur vise souvent à paralyser, à rendre les individus impuissants et submergés. La meilleure réponse à cette paralysie est l’action, mais une action informée et mesurée, pas une réaction hâtive.

  • Agir sur ce qui est concret : Si une information concerne un risque sanitaire, une action concrète pourrait être de consulter des recommandations officielles de santé publique, de s’assurer d’avoir des informations sur des mesures de prévention fiables, plutôt que de céder à une panique générale. Si une information concerne un trouble social, une action pourrait être de s’informer sur les causes profondes, de soutenir des initiatives constructives, plutôt que de rejoindre un mouvement de colère aveugle.
  • Partager avec responsabilité : Avant de partager une information, surtout si elle suscite une forte émotion, posez-vous la question : est-ce que cela va aider à clarifier la situation, ou à amplifier la peur et la confusion ? Partagez des informations vérifiées, des analyses nuancées, et des ressources utiles. Le partage irréfléchi est le carburant de la désinformation.
  • Privilégier la discussion constructive : Si vous êtes confronté à des opinions basées sur la peur ou la désinformation, engagez la conversation de manière respectueuse. Présentez des faits, posez des questions ouvertes, cherchez à comprendre le point de vue de l’autre, plutôt qu’à l’attaquer.

En cultivant une approche de consommation d’information active, en s’accordant des moments de pause et en privilégiant l’action informée, vous reprenez le contrôle de votre perception. Vous devenez moins une cible qu’un acteur éclairé dans le paysage informationnel.

En conclusion, naviguer dans l’océan des informations sans succomber à la propagande de la peur est un défi constant, mais non insurmontable. Comme le marin expérimenté qui anticipe les tempêtes et choisit sa route en fonction des courants, vous possédez désormais les cartes et la boussole pour mener votre esprit à bon port. Comprendre les mécanismes psychologiques de la peur, devenir un archéologue infatigable de la source, cultiver le regard multiple en comparant les informations, renforcer votre résilience cognitive par l’éducation continue, et questionner systématiquement les intentions cachées constituent votre équipement essentiel.

Votre esprit critique est votre gouvernail, votre curiosité est votre vent, et votre sagesse est votre port d’attache. N’acceptez plus d’être ballotté par les vagues de l’anxiété artificielle. Devenez le pilote avisé de votre propre information.

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FAQs

Comment distinguer une information fiable d’une propagande basée sur la peur ?

Pour distinguer une information fiable, il est important de vérifier la source, de croiser les informations avec plusieurs médias reconnus, et de se méfier des titres sensationnalistes ou alarmistes. Les sources officielles, les experts reconnus et les publications scientifiques sont généralement plus fiables.

Quels sont les signes courants de la propagande de la peur dans les médias ?

Les signes courants incluent l’utilisation d’un langage émotionnel fort, des images choquantes, la répétition excessive d’un message alarmant, et l’absence de données vérifiables. La propagande de la peur cherche souvent à provoquer une réaction immédiate plutôt qu’à informer calmement.

Comment s’informer sur des sujets complexes comme la guerre, les virus ou le climat sans être influencé par la peur ?

Il est conseillé de consulter des sources variées, y compris des analyses scientifiques, des rapports d’experts, et des médias indépendants. Prendre le temps de comprendre les faits, poser des questions critiques, et éviter les réactions impulsives aide à mieux appréhender ces sujets.

Quels outils ou méthodes peuvent aider à vérifier la véracité d’une information ?

Les outils de fact-checking, les sites spécialisés dans la vérification des faits, et les bases de données scientifiques sont utiles. Il est aussi utile de vérifier la date de publication, l’auteur, et de rechercher des avis d’experts pour confirmer l’exactitude des informations.

Pourquoi est-il important de ne pas céder à la peur dans la réception des informations ?

La peur peut altérer le jugement, favoriser la désinformation, et mener à des décisions irrationnelles. En gardant un esprit critique et en restant informé de manière équilibrée, on peut mieux comprendre les enjeux réels et agir de façon constructive.

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