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Traumatisme transgénérationnel : définition et exemples

Introduction

Saviez-vous qu’une part significative de nos souffrances émotionnelles pourrait ne pas être de notre fait, mais plutôt un écho lointain de traumatismes vécus par nos ancêtres ? Selon une étude menée par l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale (INSERM) en 2018, jusqu’à 30% des personnes ayant des antécédents familiaux de stress post-traumatique présentent des symptômes similaires, même sans avoir été directement exposées à l’événement traumatisant. Ce phénomène complexe, connu sous le nom de traumatisme transgénérationnel, soulève une question fondamentale : comment des douleurs non vécues directement peuvent-elles impacter si profondément notre existence ? De nombreux individus se sentent prisonniers de schémas répétitifs, de peurs inexpliquées ou d’une tristesse chronique dont ils ne parviennent pas à identifier l’origine. Ils cherchent des réponses à ce mal-être diffus, une explication à ces sensations d’être en décalage, souvent sans comprendre que la clé pourrait résider dans l’histoire familiale. Cet article explorera la définition et les exemples concrets de ce mécanisme psychique pour vous aider à mieux comprendre cette transmission invisible.

Le traumatisme transgénérationnel est un concept psychologique et sociologique qui décrit la transmission d’effets émotionnels, psychologiques, et parfois même corporels, d’un événement traumatique vécu par une génération précédente à ses descendants, même si ces derniers n’ont pas directement vécu l’événement lui-même [2, 4, 6]. Il ne s’agit pas d’une simple ressemblance familiale, mais d’une véritable empreinte psychique qui se manifeste au fil des générations. Cette transmission est souvent inconsciente et peut façonner de manière significative la personnalité, les comportements, les relations et la vision du monde des descendants [3, 7, 9].

Comment les spécialistes définissent-ils la transmission d’une génération à l’autre ?

La définition de ce processus varie légèrement selon les écoles de pensée. Une distinction utile est parfois faite entre le « traumatisme secondaire » et le « transgénérationnel » [4]. Le traumatisme secondaire fait référence à la transmission directe d’une expérience traumatisante à la génération suivante – par exemple, un enfant de survivants de la Shoah. Le traumatisme transgénérationnel, lui, est souvent considéré comme opérant à partir de la troisième génération, où les effets du trauma initial se sont sédimentés et manifestés sous des formes plus symboliques ou indirectes. Toutefois, l’idée clé actuelle est que ce phénomène est principalement décrit comme une transmission psychique et relationnelle, plutôt qu’un destin génétique fatal [6, 9]. La génétique joue potentiellement un rôle dans la prédisposition au stress, mais la transmission primaire est psychologique.

Quels sont les mécanismes de la transmission transgénérationnelle ?

Plusieurs mécanismes sont avancés pour expliquer comment un traumatisme peut traverser les générations sans être explicitement nommé :

  • Le silence et le non-dit familial : Les traumatismes sont souvent entourés de silence, de honte ou de secrets dans les familles. Ce qui n’est pas dit verbalement peut être communiqué de manière non-verbale à travers les attitudes, les é comportements, les émotions exprimées ou retenues, créant un climat familial particulier [9].
  • Les schémas de répétition : Les descendants peuvent inconsciemment reproduire des situations, des émotions ou des conflits qui résonnent avec le traumatisme initial. Il peut s’agir de choix de vie, de relations toxiques ou de difficultés récurrentes.
  • L’identification projective : Un descendant peut s’identifier inconsciemment à l’ancêtre traumatisé, reprenant à son compte des émotions ou des souffrances qui ne lui appartiennent pas initialement.
  • La mémoire corporelle : Certains chercheurs suggèrent que le corps lui-même peut conserver une « mémoire » des traumatismes, se manifestant par des symptômes physiques inexpliqués ou une sensibilité accrue au stress.
  • L’épigénétique : Bien que ce ne soit pas un destin génétique, l’épigénétique est un domaine de recherche prometteur qui explore comment les traumatismes peuvent influencer l’expression de nos gènes sans modifier la séquence de l’ADN elle-même. Ces modifications pourraient potentiellement être transmises. Une étude de Yehuda et al. (2016) sur les descendants de survivants de l’Holocauste a mis en évidence des marqueurs épigénétiques spécifiques liés au stress [Source : Yehuda, R., et al. (2016). Nature Neuroscience].

Quels sont les exemples fréquents de traumatisme transgénérationnel dans l’histoire des familles ?

Le traumatisme transgénérationnel est souvent enraciné dans des événements historiques majeurs ou des drames intrafamiliaux profonds qui ont secoué une génération et dont les répercussions se sont fait sentir sur les suivantes [1, 9, 10]. Identifier ces exemples permet de mieux cerner les contours de ce phénomène complexe et de reconnaître ses manifestations.

Guerres et génocides : les cicatrices invisibles des conflits

Les guerres et les génocides constituent des sources majeures de traumatisme transgénérationnel. Les survivants de ces événements extrêmes ont souvent été confrontés à la mort, à la famine, à la perte de proches, à la torture ou à l’exil forcé. Leurs enfants et petits-enfants peuvent en hériter des angoisses diffuses, des difficultés à faire confiance, une hypervigilance constante, ou un sentiment d’insécurité existentielle, même en l’absence de menace immédiate.

  • L’Holocauste : Des recherches approfondies, notamment celles de la psychologue et chercheuse Rachel Yehuda, ont mis en lumière les impacts psychologiques du génocide sur les descendants des survivants [Source : Yehuda, R. (2009). Psychiatric Clinics of North America]. Ces descendants peuvent présenter des taux plus élevés de stress post-traumatique, de dépression et d’anxiété, ainsi que des particularités biologiques liées à la régulation du stress.
  • Les guerres mondiales : Les familles ayant vécu les deux guerres mondiales, avec leurs lots de disparus, de combattants traumatisés et de destructions massives, peuvent transmettre une peur du manque, un besoin de contrôler, ou une difficulté à exprimer les émotions fortes.
  • L’exil et la migration forcée : La perte du pays d’origine, l’arrachement à sa culture et le processus d’intégration difficile sont autant de traumatismes qui peuvent se répercuter sur les générations suivantes, se manifestant par un sentiment de déracinement, une quête identitaire complexe ou une ambivalence culturelle [10].

Violences et secrets familiaux : les poids du passé non résolu

Au-delà des événements historiques, les traumatismes intrafamiliaux non résolus sont également des vecteurs puissants de traumatisme transgénérationnel.

  • Violences sexuelles et inceste : Ces traumatismes laissent des blessures profondes qui sont souvent tues en raison de la honte, de la culpabilité ou de la peur. Les descendants peuvent grandir dans un climat de suspicion, avec une difficulté à établir des relations intimes saines, une image de soi altérée, ou des manifestations somatiques inexpliquées [1, 10]. Le silence autour de ces abus peut créer un « fantôme » dans la famille, où la souffrance est ressentie sans être nommée.
  • Deuils brutaux et suicides : La perte subite et violente d’un proche, ou le suicide, sont des événements déchirants qui peuvent perturber l’équilibre familial sur plusieurs générations. Les non-dits autour de ces décès, la culpabilité des survivants, ou l’absence de rites de deuil appropriés peuvent entraîner des schémas de dépression, d’anxiété, ou une difficulté à s’engager dans la vie.
  • Secrets familiaux et non-dits : Qu’il s’agisse d’une naissance hors mariage, d’un crime, d’une maladie mentale cachée ou d’une faillite, les secrets de famille peuvent créer une atmosphère de non-dits et de tensions latentes. Ces secrets, même s’ils ne sont pas consciemment connus, peuvent influencer les comportements et les choix des descendants, qui peuvent ressentir un malaise sans en comprendre l’origine [9].

> Exemple Concret :

> Madame Dubois, 45 ans, consulte pour une anxiété chronique et une peur irrationnelle de la pauvreté, malgré une situation financière stable. Elle se retrouve à accumuler des biens, à refuser de jeter quoi que ce soit et à vivre dans une anxiété constante face à un éventuel manque. Au cours de la thérapie, elle découvre que ses grands-parents maternels ont subi de plein fouet la Grande Dépression de 1929, perdant tout et connaissant des années de privation extrême. Leurs récits étaient rares et chargés d’émotion, et leurs comportements (accumulation de nourriture, peur de gaspiller) ont inconsciemment été intégrés par ses parents, puis par elle-même. Son anxiété n’est pas « la sienne » au départ, mais une résonance de la peur de la famine de ses aïeux.

Ces exemples démontrent que le traumatisme transgénérationnel n’est pas un concept abstrait, mais une réalité vécue par de nombreuses familles. La prise de conscience de ces liens peut être le premier pas vers la libération des poids du passé.

Comment le traumatisme transgénérationnel se manifeste-t-il dans notre vie quotidienne ?

Les manifestations du traumatisme transgénérationnel sont souvent subtiles et peuvent être facilement confondues avec des traits de personnalité, des difficultés individuelles ou des problèmes relationnels courants. Cependant, certaines expressions récurrentes peuvent alerter sur la présence d’une résonance avec un passé traumatique familial [4, 9, 10]. Il est essentiel de souligner que ces manifestations ne sont pas des diagnostics à part entière, mais des indicateurs qui peuvent inviter à une exploration plus approfondie.

Quels sont les symptômes psychologiques et émotionnels ?

Les descendants de personnes traumatisées peuvent exprimer une gamme de symptômes psychologiques et émotionnels qui, à première vue, n’ont pas de cause évidente dans leur propre histoire de vie.

  • Hypervigilance et anxiété chronique : Une vigilance accrue, une tendance à anticiper le danger, une difficulté à se sentir en sécurité même dans des environnements calmes, ou une anxiété généralisée sans objet précis. Cela peut être une reproduction inconsciente de l’état d’alerte permanent des ancêtres ayant vécu des situations de danger [4, 10].
  • Difficultés relationnelles : Des schémas répétitifs de relations toxiques, une peur de l’abandon ou de l’intimité, une difficulté à faire confiance aux autres, ou une tendance à l’isolement. Ces difficultés peuvent refléter des ruptures de liens, des trahisons ou des pertes vécues par les générations précédentes.
  • Sentiment de culpabilité ou de honte inexpliquée : Un sentiment persistant d’être indigne, coupable ou honteux, sans raison apparente liée à ses propres actions. Ce sentiment peut être un écho des non-dits ou des secrets de famille, ou une identification inconsciente à la souffrance d’un ancêtre.
  • Dépression et tristesse chronique : Une mélancolie profonde, un manque de joie de vivre, ou des épisodes dépressifs récurrents qui semblent surgir « de nulle part ». Ces états peuvent être une forme de deuil non résolu, transmis à travers les générations.
  • Image de soi altérée : Une estime de soi basse, un sentiment de ne pas être à sa place, ou une difficulté à s’affirmer. Ces difficultés peuvent être liées à des secrets de famille qui ont miné l’identité des ancêtres, ou à une identification à des figures parentales fragilisées [9].
  • Difficultés à se projeter dans l’avenir : Une incapacité à faire des projets, un sentiment de ne pas avoir de futur, ou une peur de la réussite, qui peut être une loyauté inconsciente envers des ancêtres qui n’ont pas eu cette chance.

Comment les manifestations comportementales et corporelles se révèlent-elles ?

Le traumatisme transgénérationnel ne se limite pas aux sphères psychique et émotionnelle ; il peut également se traduire par des comportements spécifiques et même des symptômes corporels.

  • Évitement et fuite : Une tendance à éviter certaines situations, lieux ou sujets de conversation qui rappellent inconsciemment le traumatisme familial. Cela peut aussi se manifester par des phobies spécifiques ou une propension à la procrastination [4].
  • Silences familiaux et non-dits : L’incapacité à parler de certains sujets, l’existence de « tabous » familiaux, ou un manque de communication émotionnelle qui perpétue le cycle du non-dit et de l’incompréhension [9].
  • Comportements autodestructeurs ou à risque : Abus de substances, comportements impulsifs, prise de risques excessifs, qui peuvent être une tentative inconsciente de rejouer le trauma ou d’engourdir la douleur transmise.
  • Symptômes somatiques inexpliqués : Maux de tête chroniques, troubles digestifs, douleurs musculaires, fatigue persistante, ou d’autres affections physiques pour lesquelles aucune cause médicale claire n’est trouvée. Ces symptômes peuvent être la traduction corporelle d’une souffrance psychique non exprimée.
  • Répétition de schémas de vie : Choix professionnels, amoureux ou de vie qui semblent se répéter de génération en génération, parfois de manière négative, comme si un « script » invisible était joué [10].

Il est crucial de comprendre que ces manifestations sont souvent vécues comme « sans cause » apparente par les individus, ce qui peut accroître leur sentiment d’isolement et de confusion. La reconnaissance de l’influence du traumatisme transgénérationnel offre une nouvelle grille de lecture, permettant de donner un sens à ces souffrances et d’ouvrir la voie à la guérison.

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Comment reconnaître et aborder le traumatisme transgénérationnel pour s’en libérer ?

Reconnaître et aborder le traumatisme transgénérationnel est un processus complexe mais libérateur. Cela implique une prise de conscience, une exploration de l’histoire familiale et l’engagement dans des démarches thérapeutiques adaptées. Il ne s’agit pas de blâmer les ancêtres, mais de comprendre l’héritage invisible pour s’en défaire.

Quelles sont les étapes pour identifier un traumatisme familial non résolu ?

L’identification d’un traumatisme transgénérationnel commence souvent par un sentiment de malaise ou des symptômes persistants qui n’ont pas d’explication claire dans sa propre histoire.

  • Explorer l’histoire familiale : Commencer par interroger les membres de la famille (s’ils sont disponibles et ouverts) sur le passé, les événements marquants, les secrets ou les non-dits. Consulter des archives familiales (photos, lettres, documents) peut également révéler des indices. Il est important de prêter attention aux « trous » dans les récits, aux sujets tabous ou aux réactions émotionnelles intenses de certains membres de la famille face à certaines histoires.
  • Rechercher les schémas récurrents : Observer si des comportements, des phobies, des maladies ou des événements (décès prématurés, accidents, échecs financiers) se répètent de génération en génération. Cette répétition peut être un signe d’une loyauté inconsciente ou d’une tentative de « réparer » un traumatisme passé.
  • Écouter ses propres ressentis : Prêter attention aux émotions intenses, aux angoisses inexpliquées, aux rêves récurrents ou aux sensations corporelles qui ne semblent pas avoir de lien direct avec l’expérience personnelle. Ces manifestations peuvent être des échos du trauma ancestral.
  • Consulter des ressources spécialisées : Lire des ouvrages sur le traumatisme transgénérationnel, visionner des documentaires ou participer à des ateliers peut aider à mieux comprendre le concept et à reconnaître ses propres expériences.

Quelles sont les approches thérapeutiques pour le traumatisme transgénérationnel ?

La libération du traumatisme transgénérationnel nécessite souvent un accompagnement professionnel. Plusieurs approches thérapeutiques se sont avérées efficaces pour explorer et transformer ces héritages.

  • La psychogénéalogie : Cette approche, développée notamment par Anne Ancelin Schützenberger, consiste à élaborer le génosociogramme (arbre généalogique enrichi des événements de vie, des maladies, des secrets, etc.) pour mettre en lumière les liens, les répétitions et les loyautés invisibles [Source : Schützenberger, A.A. (2007). Aïe, mes aïeux !]. Le fait de visualiser et de nommer ces dynamiques peut être très libérateur.
  • La thérapie systémique et familiale : Ces approches considèrent l’individu dans son système familial. Elles aident à comprendre comment les dynamiques relationnelles actuelles sont influencées par les schémas hérités et à déconstruire les loyautés inconscientes.
  • La psychothérapie individuelle (psychodynamique, analytique) : Ces thérapies offrent un espace pour explorer les ressentis, les émotions et les associations libres, permettant de faire émerger les liens avec l’histoire familiale. Le travail sur l’inconscient est central pour dénouer les nœuds du passé.
  • Les thérapies corporelles et énergétiques : Des approches comme la somatic experiencing, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) ou l’haptonomie peuvent aider à libérer les mémoires traumatiques stockées dans le corps et à réguler le système nerveux. Une étude publiée dans le Journal of EMDR Practice and Research en 2013 a montré l’efficacité de l’EMDR pour réduire les symptômes liés aux traumatismes complexes, y compris ceux d’origine transgénérationnelle [Source : Maxfield, L. (2013). Journal of EMDR Practice and Research].
  • Les constellations familiales : Développées par Bert Hellinger, cette approche permet de représenter spatialement le système familial et d’identifier les dynamiques invisibles et les blocages liés aux traumatismes. La mise en scène symbolique peut aider à trouver une « place » juste pour chacun et à restaurer l’ordre au sein du système.

> Conseil pratique :

> Si vous suspectez un traumatisme transgénérationnel, commencez par tenir un journal. Notez les rêves récurrents, les peurs inexpliquées, les schémas de comportement qui se répètent dans votre vie, et les histoires de famille qui vous ont marqué. Cette introspection initiale peut vous aider à formuler vos questions et à préparer un éventuel accompagnement thérapeutique.

Il est important de noter que la guérison ne signifie pas effacer le passé, mais plutôt le comprendre et le digérer pour qu’il n’ait plus de pouvoir contraignant sur le présent. La libération passe par la reconnaissance de la souffrance des ancêtres et la séparation de leur destin, tout en honorant leur histoire. Ce processus permet de retrouver une plus grande liberté de choix et de construire son propre chemin.

Pourquoi est-il essentiel de briser le cycle du traumatisme transgénérationnel pour son bien-être ?

Briser le cycle du traumatisme transgénérationnel est un acte de résilience et de libération non seulement pour soi-même, mais aussi pour les générations futures. C’est un engagement profond envers son propre bien-être et celui de sa lignée.

Quels sont les bénéfices personnels de la guérison ?

La prise de conscience et le travail sur le traumatisme transgénérationnel offrent de nombreux bénéfices individuels, transformant une existence potentiellement lourde en une vie plus légère et plus authentique.

  • Réduction de l’anxiété et de la dépression : En identifiant les sources profondes de ces symptômes, il est possible de les alléger, voire de les résoudre. La compréhension des racines de la souffrance permet de ne plus se sentir coupable ou défectueux.
  • Amélioration de l’estime de soi et de l’identité : Se libérer des poids hérités permet de mieux se connaître, de définir sa propre identité indépendamment des schémas familiaux, et de renforcer un sentiment de valeur personnelle.
  • Relations plus saines : En comprenant les schémas relationnels hérités, il est possible de les transformer. Cela mène à des relations plus équilibrées, plus authentiques et moins chargées d’attentes ou de peurs inconscientes.
  • Accroissement de la liberté de choix : Moins contraint par les loyautés invisibles ou les peurs ancestrales, l’individu retrouve une plus grande capacité à faire ses propres choix de vie, professionnels et affectifs, en accord avec ses désirs profonds.
  • Développement de la résilience : Le processus de guérison lui-même renforce la capacité à faire face aux défis de la vie, en cultivant une force intérieure et une meilleure régulation émotionnelle.
  • Reconnexion avec ses ressources : Souvent, les traumatismes masquent également les forces et les ressources des générations passées. En travaillant sur les traumatismes, on peut aussi se reconnecter aux qualités positives et à la sagesse des ancêtres.

Comment cette démarche impacte-t-elle les générations futures ?

La décision de travailler sur son propre traumatisme transgénérationnel a des répercussions positives qui dépassent l’individu, créant un héritage de paix et de liberté pour les générations à venir.

  • Arrêter la transmission des souffrances : En comprenant et en travaillant sur les dynamiques traumatiques, on brise la chaîne de transmission inconsciente. Les enfants et petits-enfants sont moins susceptibles de porter les mêmes fardeaux. C’est un acte de réparation pour toute la lignée.
  • Offrir un héritage émotionnel sain : Au lieu de léguer des peurs, des non-dits ou des schémas de répétition, les parents libérés peuvent transmettre un héritage de résilience, de communication ouverte et d’équilibre émotionnel.
  • Créer un environnement familial plus serein : La guérison individuelle contribue à un climat familial plus apaisé, où les émotions peuvent être exprimées, les problèmes abordés, et les liens tissés sur des bases plus saines. Un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en 2019 souligne l’importance des environnements familiaux sains pour le développement psychologique des enfants [Source : OMS (2019). Mental Health in the Workplace].
  • Renforcer l’identité et l’appartenance : En faisant la lumière sur l’histoire familiale, on permet aux générations futures de mieux connaître leurs racines, de comprendre d’où elles viennent, et de construire une identité plus solide et plus ancrée, sans être prisonnières des aspects douloureux.
  • Modéliser la capacité de guérison : En entreprenant ce travail, on montre l’exemple aux enfants, leur apprenant qu’il est possible de faire face aux difficultés, de chercher de l’aide et de transformer la souffrance en force.

Briser le cycle du traumatisme transgénérationnel est un acte de courage et d’amour. C’est choisir de transformer le passé pour construire un futur plus lumineux, pour soi et pour ceux qui nous suivront. C’est un investissement dans un bien-être durable qui se répercute bien au-delà de la propre existence.

Conclusion

Le traumatisme transgénérationnel représente une dimension essentielle de notre compréhension du bien-être psychique. Il nous rappelle que nous sommes des maillons dans une longue chaîne d’existences, et que les échos du passé peuvent résonner en nous de manière insoupçonnée. Comprendre la définition et les exemples de ce phénomène est le premier pas vers la libération.

Voici les trois points clés à retenir :

  • Le traumatisme transgénérationnel est la transmission psychique et relationnelle des effets d’un événement traumatique (guerres, violences, deuils brutaux, secrets) d’une génération à l’autre, se manifestant par des symptômes émotionnels, comportementaux ou corporels chez les descendants.
  • Ses manifestations sont variées : hypervigilance, anxiété, schémas de répétition, silences familiaux, image de soi altérée ou troubles somatiques inexpliqués, souvent vécus comme « sans cause » apparente.
  • La libération passe par la reconnaissance de ces dynamiques invisibles et un travail thérapeutique adapté (psychogénéalogie, thérapie systémique, EMDR, constellations familiales), offrant une nouvelle liberté de choix et brisant le cycle de la souffrance pour les générations futures.

Si vous ressentez que des souffrances inexpliquées ou des schémas répétitifs influencent votre vie, osez explorer les profondeurs de votre histoire familiale. Un accompagnement professionnel peut vous éclairer et vous aider à vous libérer de ces héritages pour vivre une vie plus sereine et authentique.

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FAQs

Qu’est-ce que le traumatisme transgénérationnel?

Le traumatisme transgénérationnel fait référence à la transmission de traumatismes non résolus d’une génération à une autre au sein d’une famille. Ces traumatismes peuvent inclure des expériences de guerre, de persécution, de violence, de perte ou d’abus.

Comment se manifeste le traumatisme transgénérationnel?

Le traumatisme transgénérationnel peut se manifester à travers des schémas de comportement, des troubles émotionnels, des difficultés relationnelles, des symptômes physiques et des croyances familiales transmises.

Quels sont quelques exemples de traumatisme transgénérationnel?

Des exemples de traumatisme transgénérationnel pourraient inclure la transmission de la souffrance liée à des événements historiques tels que l’Holocauste, des expériences de migration forcée, des abus familiaux non résolus, ou des traumatismes liés à la guerre.

Comment le traumatisme transgénérationnel peut-il être traité?

Le traitement du traumatisme transgénérationnel peut impliquer une thérapie familiale, une thérapie individuelle, des approches de guérison intergénérationnelle, et la prise de conscience des schémas transmis.

Quels professionnels peuvent aider à traiter le traumatisme transgénérationnel?

Les psychologues, les thérapeutes familiaux, les travailleurs sociaux, les psychiatres et les conseillers en santé mentale sont des professionnels qualifiés pour aider à traiter le traumatisme transgénérationnel.

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