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Ancrage contextuel : libérez-vous de la fatigue décisionnelle grâce à vos routines de dirigeant

Introduction

D’après une étude menée par Roy F. Baumeister et Kathleen D. Vohs (2007) – des pionniers de la recherche sur l’épuisement de l’ego – notre capacité à prendre des décisions est une ressource limitée qui se dégrade au fil de la journée. Pour de nombreux dirigeants, cette « fatigue décisionnelle » se traduit par une surcharge mentale, une productivité en baisse et un stress accru. Chaque jour, un dirigeant est confronté à des centaines de choix, des plus stratégiques aux plus opérationnels. Comment optimiser cette ressource précieuse et préserver votre clarté mentale face à ce déluge de décisions ? L’ancrage contextuel offre une approche structurée pour libérer les dirigeants de la fatigue décisionnelle grâce à des routines bien établies, permettant de rediriger l’énergie cognitive vers les défis les plus complexes et à fort impact. En intégrant des habitudes solides et réfléchies, les dirigeants peuvent non seulement réduire le fardeau des décisions mineures, mais aussi améliorer la qualité et la pertinence de leurs choix stratégiques.

Quel est l’impact de la fatigue décisionnelle sur la performance des dirigeants ?

La fatigue décisionnelle est un phénomène psychologique bien documenté qui peut avoir des répercussions significatives sur la performance et le bien-être des dirigeants. Elle survient lorsque l’on est contraint de prendre un trop grand nombre de décisions sur une période donnée, épuisant ainsi la ressource mentale nécessaire à un jugement éclairé.

Qu’est-ce que la fatigue décisionnelle exactement ?

La fatigue décisionnelle n’est pas simplement une sensation de lassitude. C’est un état où la capacité à faire des choix rationnels diminue. Elle se manifeste par une tendance à l’inaction, à prendre des décisions hâtives ou à opter pour le statu quo. Des recherches, telles que celles menées par Shai Danziger, Jonathan Levav et Liora Avnaim-Pesso (2011), ont montré que cette fatigue peut même influencer des jugements cruciaux. Cette étude, qui observait des juges israéliens au cours de leurs audiences, a révélé que les détenus étaient plus susceptibles d’obtenir une libération conditionnelle le matin, juste après les pauses repas. En fin de journée, la probabilité d’une décision favorable diminuait drastiquement, illustrant l’impact concret de la fatigue décisionnelle sur des verdicts importants. Pour un dirigeant, cela peut se traduire par des décisions d’investissement moins avisées ou une gestion d’équipe moins efficace.

Comment la fatigue décisionnelle affecte-t-elle l’efficacité d’un dirigeant ?

Les conséquences de la fatigue décisionnelle pour un dirigeant sont multiples :

  • Baisse de la qualité des décisions : Des choix moins pertinents, des erreurs de jugement, ou le report de décisions importantes.
  • Réduction de la productivité : Le temps passé à hésiter ou à ressasser des choix mineurs empiète sur les tâches stratégiques.
  • Augmentation du stress et de l’anxiété : Le sentiment d’être submergé par les décisions peut générer un niveau de stress élevé.
  • Moins de créativité et d’innovation : L’énergie cognitive étant accaparée par la gestion des tâches quotidiennes, la capacité à penser de manière innovante diminue.
  • Épuisement professionnel (burnout) : À long terme, l’exposition constante à la fatigue décisionnelle sans mécanisme de régulation peut mener à un état d’épuisement profond.

Pourquoi les dirigeants sont-ils particulièrement vulnérables à la fatigue décisionnelle ?

Les dirigeants occupent des postes où la prise de décision est au cœur de leurs responsabilités. Ils ne prennent pas seulement des décisions concernant leurs propres tâches, mais aussi celles qui impactent les équipes, la stratégie de l’entreprise et la direction générale.

  • Volume et complexité des décisions : Le nombre de décisions à prendre est important et leur complexité varie considérablement.
  • Conséquences élevées : Les décisions des dirigeants ont souvent des conséquences importantes et à long terme, ce qui ajoute une pression supplémentaire.
  • Rareté du temps et des ressources : Le temps est souvent une contrainte, obligeant à des décisions rapides sous pression.
  • Manque de structure pour les décisions routinières : Sans un cadre pour gérer les choix répétitifs, chaque petite décision devient un drain d’énergie.

Comment les routines peuvent-elles être un atout contre le stress décisionnel ?

Les routines, loin d’être un signe de rigidité, représentent pour les dirigeants un levier puissant pour contrer la fatigue décisionnelle. Elles automatisent des processus cognitifs qui, autrement, exigeraient une attention et une énergie mentale précieuses. L’ancrage contextuel de ces routines permet non seulement de les intégrer naturellement dans le quotidien, mais aussi de les lier à des moments précis ou des déclencheurs, renforçant ainsi leur efficacité.

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En quoi l’automatisation des tâches quotidiennes réduit-elle le fardeau mental ?

La programmation de tâches récurrentes libère le cerveau de la nécessité de faire des choix répétés. Chaque fois que nous devons décider, même pour des choses simples – comme la tenue à porter, le petit-déjeuner à prendre, ou l’ordre des e-mails à traiter – cela consomme de l’énergie mentale.

  • Diminution du nombre de décisions « bas niveau » : En structurant ces choix, ils deviennent des actions automatiques plutôt que des décisions conscientes.
  • Prévisibilité et contrôle : Les routines apportent un sentiment de prévisibilité et de contrôle, réduisant l’incertitude et l’anxiété.
  • Création d’habitudes solides : Selon Charles Duhigg, auteur de « Le Pouvoir des Habitudes » (2012), une habitude se compose d’un « signal », une « routine » et une « récompense ». En créant des signaux clairs, les dirigeants peuvent programmer des routines bénéfiques.

Quels types de routines un dirigeant peut-il établir pour améliorer son ancrage contextuel ?

Pour maximiser leur efficacité, les routines devraient être variées et couvrir différents aspects de la journée et des responsabilités du dirigeant.

  • Routines matinales :
  • Gestion des e-mails : Définir une plage horaire spécifique pour traiter les e-mails entrants, plutôt que de les consulter et d’y répondre à tout moment. Cela évite d’être constamment interrompu et de devoir basculer entre différentes tâches.
  • Priorisation des tâches : Chaque matin, identifier les trois tâches les plus importantes de la journée (approche « Ivy Lee Method » par exemple) et s’y consacrer avant toute autre chose.
  • Préparation mentale : Quelques minutes de méditation, de lecture d’actualités non liées au travail, ou d’exercice physique léger pour se mettre en condition.
  • Routines de travail :
  • Planification des réunions : Établir un modèle standard pour l’ordre du jour des réunions, la prise de décision, et la distribution des tâches.
  • Blocs de travail concentré : Allouer des plages horaires ininterrompues pour les tâches qui demandent une concentration maximale, en désactivant les notifications.
  • Procédures de délégation : Systématiser le processus de délégation des tâches pour s’assurer qu’elles sont attribuées de manière claire et efficace.
  • Routines de fin de journée :
  • Revue rapide : Un court moment pour récapituler les réalisations du jour et planifier brièvement les priorités du lendemain.
  • Déconnexion numérique : Éteindre les appareils professionnels ou désactiver les notifications après une certaine heure pour marquer la fin de la journée de travail.
  • Préparation pour le lendemain : Mettre en place de petites actions qui faciliteront le démarrage du jour suivant (ex : préparer ses affaires de sport, organiser son bureau).

L’ancrage contextuel : Comment lier des routines à des déclencheurs spécifiques ?

L’ancrage contextuel consiste à associer une routine à un signal environnemental ou temporel spécifique, ce qui renforce l’automaticité de l’habitude.

  • Déclencheur temporel : Par exemple, « chaque matin à 8h00, je réponds aux e-mails importants ».
  • Déclencheur événementiel : « Après chaque réunion de direction, je rédige un compte-rendu succinct de 3 points clés. »
  • Déclencheur émotionnel : Moins évident à utiliser pour des routines professionnelles, mais peut être lié à des rituels personnels de gestion du stress.

Exemple Concret : La Routine Matinale de Elon Musk (avant Twitter)

Avant l’acquisition de Twitter, Elon Musk, bien connu pour son emploi du temps extrêmement exigeant, gérait chaque matin ses courriels « critiques » pendant environ 30 minutes, puis passait aux tâches les plus importantes pour Tesla et SpaceX. Il répétait un circuit de tâches similaires pour chaque entreprise. Cette approche structurée lui permettait d’optimiser son temps et de s’attaquer aux problèmes majeurs sans être submergé par des décisions de moindre importance dès le début de la journée. Cette routine lui offrait un certain ancrage contextuel, initiant la journée avec un focus clair malgré le volume colossal de ses responsabilités.

Quelles sont les méthodes efficaces pour mettre en place et maintenir son ancrage contextuel ?

Mettre en place et surtout maintenir de nouvelles routines nécessite une approche méthodique et de la persévérance. L’objectif est de transformer des actions délibérées en habitudes automatiques, réduisant ainsi la charge cognitive à long terme.

Comment démarrer la création de nouvelles routines pour gérer la fatigue décisionnelle ?

La création de routines ne doit pas être une tâche écrasante en soi. Il est essentiel de commencer petit et de progresser.

  • Identifier les points douloureux : Quels sont les domaines où la fatigue décisionnelle est la plus présente ? Est-ce la gestion des e-mails, la priorisation des tâches, ou la planification des réunions ?
  • Commencer par une ou deux routines simples : Ne tentez pas de tout changer du jour au lendemain. Choisissez une routine avec un impact potentiel élevé et facile à mettre en œuvre.
  • Définir des déclencheurs clairs : Comme mentionné précédemment, l’ancrage contextuel est crucial. Associez chaque nouvelle routine à un moment précis (ex : « après mon premier café ») ou à un événement spécifique (ex : « avant de quitter le bureau »).
  • Rendre les routines spécifiques et mesurables : Plutôt que « mieux gérer mes e-mails », optez pour « traiter les 10 premiers e-mails entrants de ma boîte de réception chaque jour entre 8h00 et 8h30 ».
  • Éliminer les obstacles : Quelles sont les barrières qui pourraient empêcher l’adoption de la routine ? Par exemple, si la routine matinale est d’aller à la salle de sport, préparez vos vêtements la veille.

Quels outils et techniques favorisent la pérennité des habitudes ?

Une fois les routines établies, il est important de les soutenir pour qu’elles deviennent des habitudes durables.

  • Le suivi des progrès : La tenue d’un journal, l’utilisation d’une application de suivi d’habitudes (ex : Habitica, Streaks) ou un simple calendrier pour cocher les jours où la routine a été respectée, peut renforcer la motivation.
  • La récompense : Bien que les récompenses internes (sentiment d’accomplissement) soient puissantes, une petite récompense externe au début peut aider à consolider la routine. La récompense ne doit pas annuler les bénéfices de la routine (ex : ne pas manger des sucreries si c’est une routine de bien-être).
  • La flexibilité, pas la perfection : Il est normal de manquer une routine de temps en temps. L’important est de ne pas abandonner. Si une journée est manquée, reprenez le lendemain sans culpabilité. La règle « ne manquez pas deux fois de suite » est une bonne approche.
  • Le soutien social : Partager ses objectifs de routine avec un collègue, un mentor ou un ami peut apporter une responsabilisation et un soutien mutuel.
  • La revue régulière : Périodiquement (une fois par mois, par trimestre), évaluez l’efficacité de vos routines. Sont-elles toujours pertinentes ? Doivent-elles être ajustées ou remplacées ? L’environnement d’un dirigeant est dynamique, et les routines doivent l’être aussi.

Comment gérer les imprévus tout en maintenant un ancrage contextuel de ses routines ?

Les dirigeants sont confrontés à des imprévus constants, ce qui peut rendre le maintien des routines difficile. Il est essentiel d’intégrer une certaine résilience.

  • Prévoir des « routines de secours » : Si la routine complète est impossible, ayez une version allégée. Par exemple, si vous ne pouvez pas faire une heure de sport, faites 15 minutes d’étirements. C’est la continuité qui compte.
  • Replanifier rapidement : Si une routine est interrompue, ne la laissez pas tomber. Reprogrammez-la dès que possible pour éviter de créer un écart trop important.
  • Utiliser des rappels contextuels : Si un calendrier numérique ou des alarmes peuvent aider, un bon ancrage contextuel signifie que la routine devient une réponse quasi automatique à un déclencheur sans avoir besoin d’un rappel externe. Par exemple, « dès que je m’assieds à mon bureau, je consulte les 3 priorités du jour ».

En adoptant ces stratégies, les dirigeants peuvent non seulement établir des routines solides, mais aussi s’assurer qu’elles résistent à l’épreuve du temps et aux inévitables perturbations, renforçant ainsi leur résilience face à la fatigue décisionnelle.

Comment un dirigeant peut-il déléguer efficacement pour réduire sa charge de décisions ?

La délégation est une compétence cruciale pour tout dirigeant cherchant à se libérer de la fatigue décisionnelle. En transférant des responsabilités à des membres de son équipe, le dirigeant peut recentrer son énergie sur les tâches stratégiques qui exigent son expertise unique. Une délégation efficace et bien ancrée dans des processus clairs réduit le nombre de micro-décisions à prendre au quotidien.

Quels sont les principes fondamentaux d’une délégation réussie ?

La délégation ne consiste pas simplement à « se débarrasser » d’une tâche. C’est un processus stratégique :

  • Comprendre la différence entre l’assignation et la délégation : Assigner une tâche est dire à quelqu’un quoi faire. Déléguer, c’est confier la responsabilité du résultat, y compris les décisions associées, en donnant l’autorité nécessaire.
  • Identifier les tâches à déléguer : Il ne s’agit pas de déléguer toutes les tâches, mais celles qui peuvent être réalisées par d’autres et qui ne nécessitent pas la signature finale du dirigeant. La matrice d’Eisenhower (urgentes/importantes) peut aider. Les tâches importantes mais non urgentes, ou urgentes mais non importantes, sont souvent de bonnes candidates.
  • Choisir la bonne personne : Évaluer les compétences, l’expérience et la charge de travail des membres de l’équipe. La délégation peut aussi être une opportunité de développement pour les collaborateurs.
  • Définir clairement les attentes et les résultats : Spécifier l’étendue de l’autonomie, les ressources disponibles, les délais et les métriques de succès. L’absence de clarté est la cause principale de l’échec de la délégation.
  • Fournir le soutien nécessaire : S’assurer que la personne possède les outils, la formation et l’accès à l’information nécessaires pour accomplir la tâche.

Comment déléguer des tâches routinières ou décisionnelles pour maximiser l’ancrage contextuel ?

Pour qu’un ancrage contextuel de la délégation soit efficace, il est utile de structurer le processus.

  • Créer des « modèles de décision » : Pour les tâches routinières impliquant des décisions répétitives (ex : approbation de dépenses sous un certain seuil), créer des processus clairs et des grilles de décision qui peuvent être suivis par la personne déléguée.
  • Standardiser les processus : Documenter les procédures pour les tâches récurrentes. Si une tâche est bien définie et que les étapes sont claires, elle est plus facile à déléguer et le délégué peut prendre des décisions éclairées sans devoir solliciter constamment le dirigeant.
  • Mettre en place des points de contrôle réguliers : Plutôt qu’un contrôle constant (micro-management), établir des points de suivi planifiés où le délégué peut faire un rapport d’avancement, poser des questions et recevoir des retours constructifs. Ceci doit être une routine en soi.

Quels sont les avantages de la délégation pour le dirigeant et son équipe face à la fatigue décisionnelle ?

Les bénéfices de la délégation sont multiples et vont au-delà de la simple réduction de la charge de travail du dirigeant.

  • Pour le dirigeant :
  • Réduction de la fatigue décisionnelle : Moins de décisions opérationnelles à prendre au quotidien.
  • Meilleure concentration : Plus de temps et d’énergie pour les tâches stratégiques, l’innovation et la vision à long terme.
  • Développement de compétences en leadership : Amélioration de la capacité à former, à encadrer et à responsabiliser son équipe.
  • Pour l’équipe :
  • Développement des compétences : Les collaborateurs acquièrent de nouvelles compétences et de l’expérience, augmentant leur valeur au sein de l’entreprise.
  • Motivation et engagement accrus : La confiance accordée par la délégation renforce le sentiment d’appartenance et de reconnaissance.
  • Amélioration de l’efficacité opérationnelle : Les décisions sont prises plus rapidement au niveau le plus pertinent, ce qui peut améliorer la réactivité de l’entreprise.

Selon des recherches menées par le Project Management Institute (2018), les organisations qui excellent dans la gestion de projets et la délégation affichent une meilleure performance financière et une plus grande agilité. La délégation n’est donc pas seulement un moyen de soulager les dirigeants, mais aussi un levier de performance organisationnelle.

Comment mesurer l’efficacité de l’ancrage contextuel dans la gestion de mes décisions ?

Il est important non seulement d’implémenter des routines et des stratégies de délégation, mais aussi d’évaluer leur impact réel sur la réduction de la fatigue décisionnelle et l’amélioration de la performance. Mesurer l’efficacité de votre ancrage contextuel vous permettra d’ajuster vos pratiques et d’optimiser continuellement votre approche.

Quels indicateurs peuvent aider à évaluer la réduction de la fatigue décisionnelle ?

La fatigue décisionnelle est subjective, mais ses manifestations peuvent être observées et mesurées de manière indirecte :

  • Temps passé sur les décisions :
  • Indicateur : Suivre le temps consacré aux décisions de « bas niveau » (ex : gestion des e-mails, organisation de l’agenda, approbation de tâches simples) avant et après la mise en place de routines.
  • Méthode : Utilisation d’outils de suivi du temps (ex : Toggl, RescueTime) ou d’un simple journal de bord.
  • Qualité des décisions :
  • Indicateur : Évaluer l’impact des décisions prises. Moins d’erreurs, de revirements ou de « décisions à refaire ».
  • Méthode : Demander un feedback régulier (auto-évaluation ou feedback d’équipe), ou analyser les résultats des projets et initiatives.
  • Niveau de stress perçu :
  • Indicateur : La perception subjective du stress liée à la prise de décision.
  • Méthode : Utilisation d’auto-évaluations régulières (échelles de stress, questionnaires de bien-être) ou de discussions avec un coach ou un mentor.
  • Disponibilité mentale pour les tâches stratégiques :
  • Indicateur : Le temps et l’énergie consacrés aux tâches les plus importantes et les moins routinières (développement stratégique, innovation, leadership).
  • Méthode : Analyse des blocs de temps dédiés à ces tâches dans l’agenda, ou auto-évaluation de la capacité à se concentrer sur ces sujets sans distraction.
  • Fréquence des décisions hâtives ou procrastinées :
  • Indicateur : Diminution des décisions prises sans réflexion ou des décisions constamment reportées.
  • Méthode : Journalisation des ces instances pour identifier des schémas.

Comment évaluer l’efficacité des routines et de la délégation ?

Les routines et la délégation sont les principaux outils de l’ancrage contextuel pour combattre la fatigue décisionnelle, leur évaluation est donc essentielle.

  • Taux d’adhésion aux routines :
  • Mesure : Quel pourcentage de vos routines sont respectées chaque jour/semaine ?
  • Outils : Applications de suivi d’habitudes, calendrier de coche.
  • Impact de la délégation sur la charge de travail :
  • Mesure : Combien de tâches qui seraient habituellement à votre charge ont été déléguées ? Quelle est la réduction de votre propre temps de travail sur ces tâches ?
  • Méthode : Tenir un registre des tâches déléguées et du temps épargné.
  • Performance des tâches déléguées :
  • Mesure : Les tâches déléguées sont-elles accomplies dans les délais et selon les standards de qualité attendus ?
  • Méthode : Suivi des KPIs liés aux tâches déléguées, feedback des responsables ou des clients internes.
  • Développement des compétences de l’équipe :
  • Mesure : Les collaborateurs qui reçoivent des tâches déléguées montrent-ils une progression dans leurs compétences et leur autonomie ?
  • Méthode : Entretiens individuels, évaluations de performance.

Réajustement et optimisation : Un processus continu

L’évaluation ne doit pas être un point final, mais le début d’un cycle d’amélioration continue.

  • Analyser les données : Sur une base régulière (mensuelle ou trimestrielle), prenez le temps d’analyser les données collectées. Identifiez ce qui fonctionne bien et ce qui nécessite des ajustements.
  • Solliciter des retours : Demandez l’avis de votre équipe, de vos pairs ou de vos mentors sur vos pratiques de gestion et de délégation. Un regard extérieur peut apporter des perspectives précieuses.
  • Tester de nouvelles approches : N’hésitez pas à expérimenter de nouvelles routines ou de nouvelles manières de déléguer. Le monde des affaires évolue, et vos méthodes doivent s’adapter.
  • Adapter l’ancrage contextuel : Si un déclencheur ne fonctionne pas bien, ou si une routine ne s’intègre pas naturellement, modifiez l’ancre ou la routine elle-même. La flexibilité est la clé.

En mesurant activement l’efficacité de vos stratégies, vous transformez l’ancrage contextuel de vos routines et votre délégation en un puissant levier d’optimisation, vous permettant de gérer votre énergie mentale comme une ressource stratégique essentielle à votre succès en tant que dirigeant.

Conclusion

Pour les dirigeants, la fatigue décisionnelle est un défi omniprésent qui peut compromettre la performance et le bien-être. L’ancrage contextuel, matérialisé par des routines robustes et une délégation stratégique, offre une voie claire pour y faire face.

Voici les trois points clés à retenir :

  • Les routines automatisent et libèrent de l’énergie : En structurant les décisions répétitives, les routines réduisent la charge cognitive, permettant aux dirigeants de consacrer leur énergie mentale aux choix stratégiques critiques.
  • La délégation responsabilise et démultiplie l’impact : Déléguer efficacement ne soulage pas seulement le dirigeant, mais développe également les compétences de l’équipe, et contribue à une meilleure efficacité opérationnelle globale.
  • L’évaluation continue est essentielle pour l’optimisation : Mesurer l’efficacité des routines et de la délégation permet d’ajuster les pratiques et d’assurer une amélioration constante dans la gestion de votre capital décisionnel.

Prenez dès aujourd’hui l’initiative de réévaluer vos habitudes de travail et d’identifier les domaines où l’ancrage contextuel pourrait transformer votre approche décisionnelle. Investissez dans la mise en place de routines ciblées et d’une délégation méthodique pour préserver votre clarté mentale et renforcer le leadership de votre organisation.

Références :

  • Baumeister, R. F., & Vohs, K. D. (2007). The Self-Regulation of Action and Emotion. Handbook of Social Psychology, 5th Edition.
  • Danziger, S., Levav, J., & Avnaim-Pesso, L. (2011). Extraneous factors in judicial decisions. Proceedings of the National Academy of Sciences, 108(17), 6889-6892.
  • Duhigg, C. (2012). The Power of Habit: Why We Do What We Do in Life and Business. Random House.
  • Project Management Institute. (2018). Pulse of the Profession®: Success in Disruptive Times.

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FAQs

Qu’est-ce que l’ancrage contextuel dans le contexte de la prise de décision?

L’ancrage contextuel fait référence à l’idée de créer des routines et des environnements spécifiques pour faciliter la prise de décision et réduire la fatigue décisionnelle.

Comment les routines de dirigeant peuvent-elles aider à réduire la fatigue décisionnelle?

Les routines de dirigeant permettent de créer des habitudes et des processus qui simplifient les prises de décision quotidiennes, ce qui réduit la charge mentale et la fatigue décisionnelle.

Quels sont les avantages de l’ancrage contextuel pour les dirigeants?

L’ancrage contextuel permet aux dirigeants de se libérer de la fatigue décisionnelle en créant des environnements et des routines qui favorisent la clarté mentale et la prise de décision efficace.

Comment mettre en place des routines de dirigeant efficaces pour l’ancrage contextuel?

Pour mettre en place des routines de dirigeant efficaces, il est important de définir des processus clairs, de créer des environnements propices à la concentration et de s’engager dans des activités régulières qui favorisent la clarté mentale.

Comment l’ancrage contextuel peut-il améliorer la performance des dirigeants?

En réduisant la fatigue décisionnelle et en favorisant des prises de décision plus efficaces, l’ancrage contextuel peut améliorer la performance des dirigeants en leur permettant de se concentrer sur les tâches les plus importantes et stratégiques.

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