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Claustrophobie : comment se réentraîner progressivement aux espaces clos

Introduction :

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) (2017), les troubles anxieux, dont fait partie la claustrophobie, affectent environ 4% de la population mondiale, soit des millions d’individus qui se sentent pris au piège dans des espaces clos. Cette angoisse intense et souvent irrationnelle peut transformer des situations quotidiennes anodines – comme prendre un ascenseur, voyager en métro ou même simplement se trouver dans une petite pièce – en de véritables cauchemars. Le sentiment d’étouffement, la peur de ne pas pouvoir s’échapper, et l’impression d’être enfermé sont des sensations dévastatrices qui peuvent sérieusement entraver la qualité de vie. Si vous ou l’un de vos proches ressentez un malaise face aux environnements confinés, vous vous demandez probablement comment surmonter cette peur afin de retrouver une liberté de mouvement et une sérénité perdue. Heureusement, il existe des stratégies éprouvées pour se réentraîner progressivement aux espaces clos, permettant de reprendre le contrôle et de désamorcer cette anxiété paralysante.

La claustrophobie est une phobie spécifique caractérisée par une peur irrationnelle et intense des espaces clos ou confinés. Ce n’est pas simplement une préférence pour les grands espaces, mais une véritable réaction de panique qui peut survenir dans des situations variées. Cette anxiété peut être extrêmement invalidante, transformant des gestes quotidiens en épreuves insurmontables. Imaginez devoir refuser un emploi parce que le bureau est trop petit, ne pas pouvoir rendre visite à un proche hospitalisé si l’accès nécessite un ascenseur, ou éviter des lieux de divertissement comme les cinémas ou les concerts. Le diagnostic est généralement clinique, basé sur les critères du Manuel Diagnostique et Statistique des Troubles Mentaux (DSM-5) (APA, 2022), qui incluent une peur ou une anxiété marquée face à des objets ou des situations spécifiques, une évitement actif de ces situations, et une détresse ou une altération significative du fonctionnement quotidien. Comprendre cette phobie est la première étape pour envisager des solutions concrètes pour se réentraîner progressivement aux espaces clos.

Quels sont les symptômes courants de la claustrophobie ?

Les symptômes de la claustrophobie peuvent varier en intensité, allant d’un léger malaise à une crise de panique intense. Ils sont souvent similaires aux symptômes d’une crise d’angoisse et peuvent inclure :

  • Des palpitations ou un rythme cardiaque accéléré.
  • Une sensation d’étouffement ou d’oppression thoracique.
  • Des difficultés respiratoires ou un souffle court.
  • Des vertiges ou des étourdissements.
  • Des nausées.
  • Des tremblements ou des sueurs.
  • Une sensation de déréalisation (sentiment que l’environnement n’est pas réel) ou de dépersonnalisation (sentiment de ne pas être soi-même).
  • Une peur intense de perdre le contrôle ou de devenir fou.
  • Une peur imminente de mourir.

Ces symptômes sont le résultat de la réponse « combat ou fuite » du corps, déclenchée par la perception d’une menace, même si celle-ci est irrationnelle dans le contexte d’un espace clos.

Quelles sont les causes possibles de la claustrophobie ?

Les causes de la claustrophobie sont souvent multifactorielles et peuvent inclure des expériences traumatisantes, des facteurs génétiques et environnementaux.

  • Expériences traumatisantes passées : Être enfermé accidentellement dans un espace clos, comme un placard ou un ascenseur en panne, en particulier pendant l’enfance, peut laisser une empreinte psychologique durable. Une étude publiée dans le Journal of Anxiety Disorders (Ost, 1987) a souligné que les expériences aversives directes sont un facteur contributif majeur dans le développement des phobies spécifiques.
  • Apprentissage vicariant : Observer une personne de son entourage manifester de la peur envers les espaces clos peut également contribuer au développement de cette phobie. Les enfants sont particulièrement sensibles à l’apprentissage par observation.
  • Facteurs génétiques et biologiques : Certaines recherches suggèrent une prédisposition génétique aux troubles anxieux, y compris les phobies spécifiques. Des déséquilibres de neurotransmetteurs dans le cerveau, tels que la sérotonine, peuvent également jouer un rôle.
  • Facteurs cognitifs : Des pensées négatives et anticipatoires, comme la peur de ne pas pouvoir respirer ou de perdre le contrôle, peuvent alimenter et maintenir la claustrophobie.

Comment la thérapie cognitivo-comportementale (TCC) aide-t-elle à se réentraîner progressivement aux espaces clos ?

La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) est la méthode la plus recommandée et la plus efficace pour traiter la claustrophobie. Son approche se concentre sur l’identification et la modification des schémas de pensée et de comportement dysfonctionnels qui sous-tendent la peur. La clé de la TCC dans le traitement des phobies est l’exposition progressive, une technique qui vise à désensibiliser l’individu à sa peur. Le principe est simple : aider la personne à affronter graduellement ce qu’elle craint, en commençant par des situations très peu anxiogènes, et en augmentant progressivement la difficulté. L’objectif ultime est de réapprendre, au niveau physique et mental, que l’espace clos n’est pas dangereux, et que les réactions de panique sont des alarmes infondées. C’est le moyen le plus sûr et le plus documenté pour se réentraîner progressivement aux espaces clos (OMS, 2017).

Qu’est-ce que l’exposition graduelle et comment est-elle mise en œuvre ?

L’exposition graduelle est le pilier de la TCC pour la claustrophobie. Elle implique une confrontation progressive et contrôlée avec les situations redoutées. Plutôt que de jeter la personne dans un scénario qui déclenchera une panique intense, la TCC décompose la peur en étapes gérables.

  • Établir une hiérarchie de la peur : Le thérapeute et le patient travaillent ensemble pour créer une liste de situations liées aux espaces clos, classées du moins anxiogène au plus anxiogène. Par exemple :
  • Regarder des photos d’ascenseurs.
  • Se tenir devant un ascenseur porte ouverte.
  • Entrer dans un ascenseur porte ouverte.
  • Entrer dans un ascenseur porte fermée, sans monter.
  • Monter un étage dans un ascenseur.
  • Monter plusieurs étages.
  • Prendre un ascenseur bondé.
  • Exposition in vivo ou imaginaire : L’exposition peut d’abord être imaginaire, où la personne visualise les situations anxiogènes. Ensuite, elle passe à l’exposition in vivo, c’est-à-dire une confrontation directe et réelle. L’objectif est de ne pas brûler les étapes. Le patient ne progresse vers l’étape suivante que lorsque le niveau d’anxiété est bien toléré à l’étape précédente. Un protocole courant (Choy et al., 2007) consiste à répéter les exercices suffisamment longtemps pour que l’anxiété diminue d’elle-même, plutôt que de l’éviter.

Comment la réalité virtuelle thérapeutique (RVT) facilite-t-elle le réentraînement ?

La réalité virtuelle thérapeutique (RVT) est une innovation technologique prometteuse qui offre une alternative efficace à l’exposition in vivo, particulièrement utile pour se réentraîner progressivement aux espaces clos. Elle permet de simuler des environnements clos de manière contrôlée, sécurisée et personnalisable.

  • Environnement contrôlé et sûr : La RVT permet de recréer virtuellement des situations anxiogènes (cabines d’ascenseur, chambres d’IRM, tunnels, etc.) sans les risques ou les coûts logistiques de l’exposition réelle. Le patient est immergé dans un environnement réaliste mais sait qu’il peut retirer son casque à tout moment, ce qui augmente son sentiment de sécurité et de contrôle (Parsons & Rizzo, 2008).
  • Gradation personnalisée : Les scènes virtuels peuvent être ajustées en temps réel par le thérapeute pour augmenter ou diminuer le niveau d’anxiété. Par exemple, la taille de l’espace, le nombre de personnes présentes, la luminosité ou le temps passé dans l’environnement peuvent être modifiés. Cela permet une exposition ultra-personnalisée, respectant le rythme du patient.
  • Désensibilisation et habituation : L’exposition répétée dans la RVT aide à la désensibilisation, c’est-à-dire à réduire la réponse émotionnelle et physiologique à l’objet de la peur. Avec le temps, le cerveau apprend que ces situations ne sont pas réellement dangereuses. Une étude de Krijn et al. (2004) a montré l’efficacité comparable de la RVT à la TCC traditionnelle pour les phobies spécifiques, y compris la claustrophobie.

Exemple de protocole RVT pour se réentraîner au métro :

Le patient, équipé d’un casque de réalité virtuelle, commence par observer une station de métro vide. Il progresse ensuite vers une station avec quelques passagers, puis un quai bondé. L’étape suivante pourrait être d’entrer dans une rame de métro vide, puis une rame avec quelques passagers, et enfin une rame bondée en mouvement. Le thérapeute peut ajuster la durée du trajet, le niveau sonore, et la densité de la foule virtuelle pour s’assurer que le patient reste dans sa « fenêtre de tolérance » anxieuse, permettant une désensibilisation efficace.

Quelles techniques complémentaires aident à gérer l’anxiété en pratiquant le réentraînement aux espaces clos ?

Outre l’exposition, d’autres techniques sont cruciales pour aider à gérer l’anxiété qui peut survenir pendant le processus de réentraînement. Ces outils permettent au patient de reprendre le contrôle de ses réactions physiologiques et cognitives, évitant ainsi que la panique n’entretienne la peur. Elles sont des alliées précieuses pour se réentraîner progressivement aux espaces clos.

Comment la respiration contrôlée aide-t-elle à maîtriser la panique ?

La respiration contrôlée est une technique fondamentale pour calmer le système nerveux et réduire les symptômes physiques de l’anxiété. En situation de claustrophobie, l’hyperventilation est fréquente et peut exacerber la sensation d’étouffement et de panique. Apprendre à respirer de manière diaphragmatique et rythmée est un contrepoint puissant à la réponse « combat ou fuite ».

  • Respiration diaphragmatique : Cette technique implique de respirer profondément par le ventre plutôt que par la poitrine. Une inspiration lente par le nez, gonflant l’abdomen, suivie d’une expiration lente par la bouche, en comptant (par exemple, 4 temps à l’inspiration, 6 temps à l’expiration).
  • Ralentir le rythme : Le but est de ralentir le rythme respiratoire pour envoyer un signal apaisant au cerveau, réduisant ainsi le rythme cardiaque et la tension musculaire. L’apprentissage de cette technique en amont des expositions est essentiel (Marks, 1987).

De nombreux programmes de gestion de l’anxiété, y compris ceux fondés sur la TCC, intègrent des exercices de respiration comme composante clé (Bourne, 2011).

Quels exercices de relaxation peut-on utiliser pour accompagner le réentraînement ?

Les exercices de relaxation visent à détendre le corps et l’esprit, réduisant ainsi la tension générale et la réactivité anxieuse.

  • Relaxation musculaire progressive (RMP) : Développée par Edmund Jacobson, cette technique consiste à tendre puis relâcher successivement différents groupes musculaires du corps. Le contraste entre tension et relâchement aide à prendre conscience de la tension accumulée et à apprendre à la libérer.
  • Visualisation guidée : Imaginer un lieu sûr et apaisant, en se concentrant sur les détails sensoriels (sons, odeurs, sensations), peut détourner l’attention des sensations anxiogènes et induire un état de calme.
  • Méditation de pleine conscience : Pratiquer la pleine conscience aide à observer les pensées et sensations sans jugement, permettant de prendre de la distance avec la peur et de réduire son emprise. Des études, comme celle de Segal et al. (2018), ont montré l’efficacité de la pleine conscience dans la réduction des troubles anxieux.

Ces techniques doivent être pratiquées régulièrement, en dehors des situations anxiogènes, pour être efficaces lorsque le besoin s’en fait sentir. Elles procurent un sentiment de maîtrise et de compétence qui est crucial pour la confiance en soi lorsqu’on cherche à se réentraîner progressivement aux espaces clos.

Quand et pourquoi rechercher un soutien psychologique professionnel pour se réentraîner progressivement aux espaces clos ?

Si la claustrophobie est importante ou si elle entrave significativement le quotidien, un suivi psychologique professionnel est fortement recommandé. Bien que l’auto-exposition progressive puisse être tentante, un accompagnement par un thérapeute spécialisé en TCC garantit que le processus est sûr, efficace et adapté aux besoins spécifiques de l’individu.

  • Expertise et guidance : Un psychologue peut aider à établir une hiérarchie de la peur réaliste, guider les exercices d’exposition, et enseigner des stratégies de gestion de l’anxiété plus avancées. Il peut également identifier les pensées automatiques négatives et aider à les restructurer.
  • Prévention des échecs : Tenter l’auto-exposition sans encadrement peut parfois mener à des expériences négatives qui renforcent la peur si l’exposition est trop brutale ou mal gérée.
  • Cas complexes : Si la claustrophobie est associée à d’autres troubles anxieux, à une dépression, ou à des traumatismes sous-jacents, l’intervention d’un professionnel est indispensable.
  • Médication temporaire : Dans certains cas où l’anxiété est particulièrement sévère et invalidante, des traitements médicamenteux (anxiolytiques ou antidépresseurs) peuvent être prescrits par un médecin, mais toujours comme une solution temporaire pour soulager les symptômes et faciliter la psychothérapie. Ils ne remplacent jamais le travail thérapeutique de fond (APA, 2022). Le rôle du professionnel est de s’assurer que toute la personne est prise en compte dans le processus de se réentraîner progressivement aux espaces clos.

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Quelles sont les étapes pratiques pour s’engager dans un réentraînement progressif aux espaces clos ?

S’engager dans un processus de réentraînement progressif demande de la patience, de la persévérance et une approche structurée. Voici les étapes clés pour aborder cette démarche de manière efficace et sereine.

Comment préparer mentalement son réentraînement pour les espaces clos ?

La préparation mentale est une phase cruciale avant de débuter l’exposition. Elle permet de construire un état d’esprit propice au succès.

  • Éducation à la claustrophobie : Comprendre ce qu’est la claustrophobie, ses mécanismes et le fait qu’elle est traitable, peut déjà réduire une partie de l’anxiété. Savoir que la panique est une réaction corporelle normale mais mal interprétée dans ce contexte est puissant.
  • Définir des objectifs réalistes : Établir des objectifs clairs et mesurables, comme « pouvoir prendre l’ascenseur pour aller au 3ème étage sans paniquer » ou « rester 5 minutes dans une petite pièce sans anxiété intense ». Chaque petit succès construira la confiance en soi.
  • Apprendre les techniques de gestion de l’anxiété : Maîtriser la respiration diaphragmatique et au moins une technique de relaxation (comme la RMP) avant même de commencer les exercices d’exposition est fondamental. Elles seront vos outils pour gérer l’anxiété montante.
  • Identifier un soutien : Avoir un ami, un membre de la famille ou bien sûr un thérapeute qui comprend et soutient votre démarche peut faire une grande différence. Il est important de ne pas se sentir seul face à ce défi de se réentraîner progressivement aux espaces clos.

Quelles sont les premières situations d’exposition à privilégier pour débuter ?

Le démarrage du processus d’exposition doit se faire en douceur, avec des situations générant une anxiété minimale pour se réentraîner progressivement aux espaces clos.

  • Visualisation : Commencez par imaginer des situations d’espaces clos de manière très détaillée. Concentrez-vous sur la sensation de calme en pratiquant vos techniques de respiration et de relaxation.
  • Petits espaces contrôlés à domicile :
  • Se tenir dans une petite pièce, porte ouverte, puis partiellement fermée, en ajustant la durée.
  • S’asseoir dans un petit placard, porte ouverte, puis entre-ouverte, pendant quelques instants.
  • Monter et descendre des escaliers même s’il y a un ascenseur, puis s’approcher de l’ascenseur.
  • Durée et régularité : L’exposition doit être suffisante et répétée pour que l’anxiété diminue d’elle-même (habituation). Ne restez pas une seule minute et fuyez. L’objectif est de rester dans la situation jusqu’à ce que votre niveau d’anxiété diminue de manière significative, même si cela prend du temps (Marks, 1987). Commencez par des périodes courtes et augmentez-les progressivement. La régularité est plus importante que l’intensité.

Comment documenter ses progrès et ajuster son approche pour se réentraîner progressivement aux espaces clos ?

Tenir un journal de bord est un outil précieux pour objectiver les progrès et ajuster la stratégie de réentraînement.

  • Carnet de bord : Pour chaque séance d’exposition :
  • Date et heure.
  • Situation d’exposition (ex : « dans l’ascenseur du bureau, 2 étages »).
  • Votre niveau d’anxiété avant l’exposition (échelle de 0 à 10).
  • Votre niveau d’anxiété pendant l’exposition (pic et niveau final).
  • Les symptômes ressentis (palpitations, difficulté à respirer).
  • Les stratégies utilisées pour gérer l’anxiété (respiration, relaxation).
  • Ce que vous avez appris de l’expérience.
  • Votre niveau de confiance en vous après l’exposition (échelle de 0 à 10).
  • Réévaluation régulière : Une fois par semaine ou toutes les deux semaines, examinez votre journal. Célébrez les petites victoires. Identifiez ce qui a fonctionné et ce qui n’a pas fonctionné. Adaptez votre hiérarchie de la peur si certaines étapes sont devenues trop faciles ou trop difficiles. N’hésitez pas à en parler avec votre thérapeute pour optimiser votre parcours et vous assurer de continuer à vous réentraîner progressivement aux espaces clos. Cette documentation est essentielle pour maintenir la motivation et ajuster le cap.

Comment prévenir les rechutes et maintenir les acquis après s’être réentraîné aux espaces clos ?

Le réentraînement aux espaces clos est un processus qui mène à de réelles améliorations, mais il est tout aussi important de savoir comment maintenir ces acquis à long terme et prévenir les rechutes. La gestion de la claustrophobie est souvent un engagement continu.

Quelles sont les stratégies pour consolider les acquis ?

Une fois que vous avez atteint vos objectifs initiaux et que votre anxiété face aux espaces clos a considérablement diminué, il est crucial de consolider ces progrès.

  • Pratique continue et régulière : Ne cessez pas complètement de vous exposer aux situations que vous redoutiez. Si vous avez réussi à prendre l’ascenseur, continuez à le faire régulièrement, même si vous pourriez prendre les escaliers. Plus la pratique est régulière, plus les nouvelles connexions neuronales se renforcent, confirmant à votre cerveau que ces situations sont sûres.
  • Varier les expériences : Ne vous limitez pas aux expériences d’exposition que vous avez maîtrisées. Introduisez de légères variations (nouvelle cabine d’ascenseur, d’autres rames de métro, etc.) pour généraliser l’absence de peur à un plus large éventail de situations.
  • Révision des techniques apprises : Continuez à pratiquer vos exercices de respiration et de relaxation, même en l’absence d’anxiété. Ces compétences sont des outils précieux qui peuvent être réactivés rapidement en cas de besoin.
  • Consolidation cognitive : Continuez à remettre en question les pensées irrationnelles ou catastrophiques qui pourraient resurgir. Rappelez-vous les preuves que vous avez accumulées : les espaces clos ne sont pas dangereux pour vous.

Comment gérer les éventuelles rechutes ou les moments de doute ?

Il est normal de ressentir parfois des moments de doute ou une résurgence de l’anxiété, même après de longs mois de progrès. Ce n’est pas un échec, mais une partie du processus d’apprentissage.

  • Reconnaître les signes précurseurs : Soyez attentif aux premiers signes d’une potentielle augmentation de l’anxiété (évitement subtil, pensées négatives persistantes). Agir rapidement est la clé.
  • Appliquer les outils connus : Dès que l’anxiété réapparaît, utilisez systématiquement toutes les techniques que vous avez apprises : respiration contrôlée, relaxation, restructuration cognitive.
  • Revisiter la hiérarchie de peur : Si certains contextes deviennent à nouveau difficiles, revisitez votre hiérarchie d’exposition et reprenez à une étape légèrement inférieure si nécessaire. C’est le principe qui sous-tend de se réentraîner progressivement aux espaces clos.
  • Ne pas hésiter à solliciter un soutien : Si la rechute est significative ou persistante, il est important de ne pas rester seul. Recontacter votre thérapeute pour quelques séances de « rappel » peut être extrêmement bénéfique. Un soutien externe peut aider à identifier les facteurs déclenchants et à remettre en place des stratégies efficaces.

La prévention des rechutes repose sur une attitude proactive et l’emprunt continu des stratégies acquises.

Conclusion :

Dans la lutte contre la claustrophobie, la clé réside dans une approche structurée et progressive. Le cheminement vers la liberté des espaces clos, bien que parfois ardu, est balisé par des stratégies efficaces et documentées.

  • L’exposition graduelle est la pierre angulaire du succès : en décomposant la peur en étapes gérables et en s’y confrontant progressivement, on favorise la désensibilisation et on réapprend que les espaces clos ne sont pas des menaces.
  • Intégrer les techniques de gestion de l’anxiété est essentiel : la respiration contrôlée et les exercices de relaxation ne sont pas de simples compléments, mais des outils puissants pour maîtriser les réactions physiques et cognitives de la panique.
  • Un soutien professionnel est souvent un catalyseur puissant : la thérapie cognitivo-comportementale (TCC), éventuellement complétée par la réalité virtuelle thérapeutique, offre un cadre sécurisé et expert pour surmonter durablement la claustrophobie.

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Références :

[1] Organisation Mondiale de la Santé (OMS). (2017). Dépression et autres troubles mentaux courants : estimations mondiales sur la santé.

[2] American Psychiatric Association (APA). (2022). Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (5th ed., text rev.).

[3] Krijn, M., Emmelkamp, P. M. G., Biemond, R., de Wilde de Ligne, B., & Vellinga, A. (2004). The treatment of acrophobia in virtual reality: The role of immersion and presence. Behaviour Research and Therapy, 42(2), 229-239.

[4] Choy, Y., Fyer, A. J., & Lipsitz, D. J. (2007). Treatment of specific phobia in adults. Clinical Psychology Review, 27(3), 266-286.

[5] Parsons, T. D., & Rizzo, A. A. (2008). Affective social learning in immersive virtual reality for the treatment of anxiety disorders. Psychological Assessment, 26(1), 163-176.

[6] Marks, I. M. (1987). Fears, phobias and rituals: Panic, anxiety, and their disorders. Oxford University Press.

[7] Ost, L. G. (1987). Age of onset in different phobias. Journal of Abnormal Psychology, 96(3), 244-252.

[8] Bourne, E. J. (2011). The Anxiety and Phobia Workbook. New Harbinger Publications.

[9] Segal, Z. V., Williams, J. M. G., & Teasdale, J. D. (2018). Mindfulness-Based Cognitive Therapy for Depression: A New Approach to Preventing Relapse. Guilford Press.

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FAQs

Qu’est-ce que la claustrophobie?

La claustrophobie est une peur intense des espaces clos ou confinés, qui peut entraîner des symptômes tels que l’anxiété, la panique, la transpiration excessive et la difficulté à respirer.

Comment se manifeste la claustrophobie?

La claustrophobie se manifeste par une peur irrationnelle des espaces clos, tels que les ascenseurs, les avions, les tunnels ou les pièces sans fenêtres. Les personnes atteintes de claustrophobie peuvent ressentir une forte anxiété, des palpitations, des vertiges et une sensation d’étouffement dans ces situations.

Comment se réentraîner progressivement aux espaces clos?

Pour se réentraîner progressivement aux espaces clos, il est recommandé de commencer par des exercices de relaxation et de respiration pour gérer l’anxiété. Ensuite, il est possible de s’exposer progressivement à des espaces clos, en commençant par des environnements moins anxiogènes et en augmentant progressivement l’exposition.

Quelles sont les techniques de relaxation pour gérer la claustrophobie?

Les techniques de relaxation pour gérer la claustrophobie comprennent la respiration profonde, la méditation, la visualisation et la relaxation musculaire progressive. Ces techniques peuvent aider à réduire l’anxiété et à mieux gérer la peur des espaces clos.

Quand faut-il consulter un professionnel pour la claustrophobie?

Il est recommandé de consulter un professionnel si la claustrophobie affecte significativement la qualité de vie d’une personne, si elle entraîne des attaques de panique récurrentes ou si elle limite les activités quotidiennes. Un professionnel de la santé mentale pourra proposer un traitement adapté, tel que la thérapie cognitivo-comportementale, pour aider à surmonter la claustrophobie.

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