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Crise de panique et claustrophobie : quand l’enfermement déclenche la panique

La claustrophobie est une peur intense des espaces clos ou confinés, et peut déclencher une crise de panique dans des lieux comme les ascenseurs, tunnels, avions ou transports bondés. [1][3] Les signes fréquents incluent anxiété anticipatoire, évitement des lieux clos, sensation d’étouffement, et montée rapide des symptômes physiques lors de l’enfermement. [1][5]

Dans un monde où les ascenseurs semblent inévitables et les salles de réunion parfois exiguës, la peur de l’enfermement peut rapidement se transformer en un souvenir terrifiant. Une étude marquante a révélé que, selon une enquête menée par l’Institut Français d’Opinion Publique (IFOP) en 2022, près de 10% de la population française a déclaré ressentir une peur significative des espaces clos, la claustrophobie. Ce chiffre souligne à quel point certaines personnes sont vulnérables à des situations que d’autres considèrent comme banales. Si vous vous retrouvez le cœur battant et le souffle court dès que les portes d’un ascenseur se referment, ou que le simple fait de penser à un tunnel vous donne des sueurs froides, vous pourriez bien être aux prises avec la crise de panique et claustrophobie à l’idée de l’enfermement. Ce n’est pas seulement une gêne passagère, c’est une réaction physiologique et psychologique intense qui peut paralyser votre quotidien. Comprendre ce qui se passe, identifier les déclencheurs, et connaître les stratégies d’accompagnement spécifiques est la première étape cruciale pour retrouver une sensation de contrôle et de liberté. Ne laissez plus la peur des espaces clos dicter vos choix et vos déplacements ; il existe des solutions éprouvées pour vous aider à surmonter ce défi.

La claustrophobie, souvent mal comprise, n’est pas une simple « peur des petits espaces ». Il s’agit d’une phobie spécifique, une réaction d’anxiété disproportionnée et persistante face à des situations d’enfermement, réelles ou anticipées. Lorsque ces situations surviennent, beaucoup de personnes claustrophobes ressentent les symptômes caractéristiques d’une crise de panique. Un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publié en 2021 sur les troubles anxieux met en lumière la complexité de ces réactions, soulignant que les phobies spécifiques, comme la claustrophobie, peuvent entraîner une détresse significative et une altération du fonctionnement quotidien.

La mécanique derrière la peur des espaces clos

La peur n’est pas toujours rationnelle, et la claustrophobie en est un parfait exemple. Au cœur de cette phobie se trouve une interprétation erronée du danger. Le cerveau, face à un espace perçu comme clos ou potentiellement piégeant, déclenche une réponse de « lutte ou fuite ». Cette réponse physiologique est sensée nous préparer à échapper à un danger réel, mais chez le claustrophobe, elle s’active de manière disproportionnée, même en l’absence de menace concrète. L’individu peut avoir l’impression que l’air vient à manquer, qu’il va suffoquer, ou qu’il est piégé sans aucune issue. Ces sensations, bien que terrifiantes, ne sont pas le signe d’un danger physique im-minent, mais plutôt celui d’un emballement du système nerveux autonome.

Les facteurs qui contribuent au déclenchement

Plusieurs facteurs peuvent contribuer à déclencher une crise de panique et claustrophobie lorsqu’une personne se retrouve dans un espace confiné. L’un des plus importants est la sensation de perte de contrôle. Dans un ascenseur qui s’arrête, un tunnel où la visibilité est limitée, ou une pièce sans fenêtre, l’individu peut avoir l’impression que sa liberté de mouvement ou sa capacité à échapper à la situation est compromise. Cette perception de manque de contrôle est un formidable déclencheur d’anxiété.

Par ailleurs, les expériences passées négatives jouent un rôle crucial. Si une personne a déjà vécu une situation traumatisante dans un espace clos (par exemple, être restée coincée dans un ascenseur), cette expérience peut marquer son esprit et créer une association négative durable. Chaque fois qu’une situation similaire se présente, le cerveau réactive la mémoire de la peur et les sensations physiques associées.

Enfin, des prédispositions génétiques et des différences neurobiologiques peuvent également rendre certaines personnes plus sujettes au développement de phobies et de troubles anxieux. Des recherches, notamment celles publiées dans des revues comme Molecular Psychiatry, suggèrent des liens entre des variations génétiques et une sensibilité accrue aux anxieté et aux phobies.

La réaction physique : la physiologie de la peur

Lorsqu’un espace clos déclenche la peur, le corps réagit instantanément. Les glandes surrénales libèrent de l’adrénaline, le « cocktail » de fight-or-flight. Cela se manifeste par une augmentation du rythme cardiaque, une respiration rapide et superficielle, des tremblements, des sueurs, une sensation d’étourdissement, des nausées, et parfois une perte de sensation dans les extrémités. Ces symptômes physiques sont souvent si intenses qu’ils sont interprétés par la personne comme un signe de danger imminent, comme une attaque cardiaque ou une suffocation imminente, alimentant ainsi le cycle de la panique. Il est essentiel de comprendre que ces sensations, bien que terrifiantes, ne sont pas dangereuses en elles-mêmes.

Comment gérer une crise de panique quand on est claustrophobe ?

Faire face à une crise de panique dans un espace clos peut être une expérience très éprouvante. Heureusement, il existe des stratégies concrètes et efficaces pour gérer ces moments difficiles. L’objectif n’est pas de supprimer complètement la peur du jour au lendemain, mais d’apprendre à la contrôler et à réduire son intensité afin de pouvoir continuer à fonctionner dans la vie quotidienne.

Techniques de respiration avancées pour ralentir le rythme

La respiration est le premier levier sur lequel agir lors d’une crise de panique. Les symptômes de panique incluent souvent une respiration rapide et superficielle, ce qui peut accentuer les sensations d’étouffement et d’anxiété. Apprendre à ralentir et à approfondir sa respiration est donc fondamental.

Une technique couramment recommandée par les professionnels de la santé mentale est la respiration par cohérence cardiaque. Elle consiste à inspirer pendant 5 secondes, à retenir son souffle pendant 1 seconde, puis à expirer pendant 5 secondes, et à répéter ce cycle pendant plusieurs minutes. Ce rythme régulier aide à calmer le système nerveux et à réduire le rythme cardiaque. Des applications mobiles et des vidéos en ligne proposent des guides sonores pour faciliter cette pratique.

Une autre approche est la respiration diaphragmatique, souvent appelée respiration abdominale. Elle consiste à inspirer profondément par le nez en gonflant l’abdomen, comme si l’on remplissait un ballon dans son ventre, puis à expirer lentement par la bouche en rentrant l’abdomen. Cette technique permet de s’assurer que l’on utilise pleinement sa capacité pulmonaire et favorise la relaxation.

Techniques de distraction et d’ancrage pour rester dans le présent

Lorsque l’on est submergé par la peur, il est facile de se laisser entraîner dans des pensées catastrophiques sur ce qui pourrait arriver. Les techniques d’ancrage aident à ramener l’attention sur le moment présent et à se distraire des pensées anxiogènes.

La technique du 5-4-3-2-1 est particulièrement utile. Elle consiste à identifier :

  • 5 choses que vous pouvez voir autour de vous.
  • 4 choses que vous pouvez toucher.
  • 3 choses que vous pouvez entendre.
  • 2 choses que vous pouvez sentir (odeurs).
  • 1 chose que vous pouvez goûter.

Se concentrer sur ces perceptions sensorielles permet de détourner l’attention du danger imaginé et de se reconnecter à la réalité environnante.

Une autre méthode consiste à focaliser son attention sur un objet spécifique dans la pièce, en observant ses détails – sa couleur, sa texture, sa forme. L’objectif est de remplir activement son esprit avec des observations concrètes, laissant moins de place aux pensées anxieuses.

Se rassurer sur l’absence de danger immédiat

L’un des aspects les plus déroutants d’une crise de panique est la conviction qu’il va se passer quelque chose de terrible. Il est crucial de développer une logique rassurante interne. Le simple fait de se répéter des phrases comme « Je suis en sécurité », « Ces sensations vont passer », « Ce n’est qu’une crise d’angoisce, je n’ai pas de danger physique » peut avoir un effet apaisant.

Il est également important de se rappeler que vous avez déjà vécu des situations similaires et que vous vous en êtes toujours sorti. Cette mémoire de résilience peut être une source de force. Des études en neurosciences comportementales soulignent l’impact de la répétition de messages rassurants pour remodeler les schémas de pensée négatifs.

La stratégie de l’évacuation et de la sortie si possible

Si la situation le permet et que vous vous trouvez dans un lieu où il est possible de sortir en toute sécurité, l’évacuation peut être la stratégie la plus rapide pour dissiper la crise. Par exemple, si vous êtes dans un ascenseur et qu’il s’arrête, le simple fait de pouvoir appuyer sur le bouton d’alarme et de savoir que de l’aide est en chemin peut suffire à réduire l’anxiété. Dans une salle de réunion où vous vous sentez mal à l’aise, demander à sortir quelques minutes pour prendre l’air peut apporter un soulagement immédiat. Il ne s’agit pas d’une fuite permanente, mais d’une gestion temporaire de la situation pour retrouver son calme.

Les thérapies efficaces face à la crise de panique et claustrophobie

La crise de panique et claustrophobie est un trouble qui peut être significativement amélioré grâce à des approches thérapeutiques spécialisées. L’idée n’est pas de renoncer à ce qui peut provoquer la peur, mais d’apprendre à réagir différemment face à ces situations. Les approches les plus reconnues par les professionnels s’appuient sur la compréhension et la restructuration des schémas de pensée et des comportements.

La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) : une approche de choix

La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) est considérée comme l’un des traitements les plus efficaces pour la claustrophobie et les troubles paniques associés. Comme l’indiquent des recherches publiées dans le Journal of Consulting and Clinical Psychology, la TCC se concentre sur l’identification et la modification des pensées irrationnelles et des comportements d’évitement qui maintiennent la phobie.

La TCC repose sur deux piliers principaux :

  • La restructuration cognitive : Le thérapeute aide le patient à identifier les pensées automatiques négatives qui surgissent dans les situations anxiogènes (par exemple, « Je vais suffoquer », « Je vais mourir », « Je ne pourrai jamais sortir »). Ensuite, on apprend à évaluer la validité de ces pensées et à les remplacer par des pensées plus réalistes et adaptées. On apprend à questionner les preuves qui soutiennent ces peurs et à reconnaître leur caractère souvent irrationnel.
  • L’exposition comportementale : C’est une composante clé de la TCC pour la claustrophobie. Elle consiste à s’exposer progressivement à des situations qui déclenchent l’anxiété, mais d’une manière contrôlée et graduelle. Le patient, avec l’aide du thérapeute, élabore une hiérarchie de situations anxiogènes, allant des moins effrayantes aux plus redoutées. On commence par s’exposer aux situations moins effrayantes, jusqu’à ce que l’anxiété diminue, puis on progresse vers des situations plus difficiles.

L’exposition progressive : vaincre par la confrontation contrôlée

L’exposition progressive, souvent intégrée dans le cadre de la TCC, est une méthode puissante pour désensibiliser le cerveau à la peur des espaces clos. Le principe est que, en s’exposant de manière répétée à une situation redoutée sans que le danger redouté ne se matérialise, le cerveau apprend que cette situation n’est pas réellement dangereuse. Cette « habituation » réduit progressivement la réaction d’anxiété.

Il existe différentes formes d’exposition :

  • Exposition in vivo : Il s’agit de s’exposer directement à la situation redoutée dans la réalité. Par exemple, pour un claustrophobe, cela pourrait commencer par s’asseoir dans un ascenseur immobile, puis faire un court trajet, puis un trajet plus long.
  • Exposition imaginaire : Le patient visualise de manière détaillée la situation anxiogène, souvent en dialogue avec le thérapeute.
  • Exposition en réalité virtuelle (RV) : Cette approche, de plus en plus populaire et reconnue pour son efficacité, utilise des environnements virtuels pour simuler des situations de confinement. Elle permet une exposition contrôlée et personnalisable, sans les contraintes de l’exposition in vivo. Des études, comme celles publiées dans Cyberpsychology, Behavior, and Social Networking, ont montré une réduction significative des symptômes de claustrophobie grâce à la RV.

Le rôle des médicaments : un soutien symptomatique

Les médicaments ne sont généralement pas la solution curative principale pour la claustrophobie ou les crises de panique, mais ils peuvent jouer un rôle important dans la gestion des symptômes aiguës. Des anxiolytiques, comme les benzodiazépines, peuvent être prescrits pour un usage ponctuel et de courte durée afin de soulager une crise intense ou avant une situation particulièrement redoutée. Cependant, leur utilisation doit être strictement encadrée par un médecin en raison du risque de dépendance. Les antidépresseurs, en particulier les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), peuvent être prescrits pour traiter l’anxiété généralisée qui accompagne souvent la phobie, aidant ainsi à réduire la fréquence et l’intensité des crises. Ces médicaments agissent sur la chimie du cerveau pour rétablir un équilibre, mais ils ne traitent pas la cause profonde de la phobie.

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Comment aider une personne souffrant de crise de panique et claustrophobie ?

Voir un proche traverser une crise de panique peut être déconcertant et générer un sentiment d’impuissance. Pourtant, votre présence et un soutien adéquat peuvent faire une réelle différence. La clé est de rester calme, de ne pas minimiser la souffrance de la personne, et de lui offrir un espace de sécurité pour qu’elle puisse traverser la crise.

Être présent et à l’écoute : le pouvoir de la compréhension

La première chose à faire est de rester calme. Votre propre anxiété pourrait aggraver la situation. Parlez d’une voix douce et rassurante. Écoutez attentivement ce que la personne dit, même si cela semble irrationnel. Ne jugez pas et ne minimisez pas ses peurs. Des phrases simples comme « Je suis là pour toi », « Je t’entends », ou « On va traverser ça ensemble » peuvent apporter un grand réconfort.

Il est également important de ne pas forcer la personne à rester dans la situation anxiogène si elle souhaite en sortir, à moins que cela ne représente un danger immédiat. Si elle exprime le besoin de partir, accompagnez-la vers un lieu plus calme, s’il est possible de le faire sans créer une situation encore plus stressante.

Encourager les techniques de gestion de crise

Si la personne connaît des techniques pour gérer sa crise, encouragez-la à les utiliser. Par exemple, vous pouvez lui rappeler doucement de ralentir sa respiration. Vous pourriez dire : « Essaie de respirer avec moi, lentement. » Si elle pratique la respiration abdominale, vous pouvez l’aider à se concentrer sur les mouvements de son ventre.

Proposez-lui de pratiquer la technique 5-4-3-2-1, en lui demandant ce qu’elle voit, entend, touche, etc. Votre participation active à ces exercices peut l’aider à se sentir moins seule et à se concentrer.

Savoir quand demander de l’aide professionnelle

Bien que votre soutien soit essentiel, il est important de reconnaître les limites de votre aide. Si les crises sont fréquentes, très intenses, ou si elles ont un impact majeur sur la vie quotidienne de la personne, il est impératif de l’encourager à consulter un professionnel de la santé.

Vous pouvez proposer de l’accompagner à son premier rendez-vous avec un médecin généraliste, un psychologue ou un psychiatre. Souvent, la simple perspective d’une aide professionnelle peut être déjà encourageante. Il est important de se rappeler que la claustrophobie et la crise de panique sont des troubles qui se soignent.

Des exemples concrets de soutien

Imaginez que vous soyez avec un ami dans un ascenseur, et qu’il commence à montrer des signes de panique : respiration rapide, mains moites, regard effrayé. Au lieu de paniquer vous-même ou de lui dire « Calme-toi, il n’y a rien », vous pouvez réagir ainsi :

  1. Restez calme et parlez doucement : « Ça va aller. Je suis là avec toi. Cet ascenseur est sûr. »
  2. Concentrez-vous sur la respiration : « Essaie de respirer doucement avec moi. Inspire par le nez… et expire par la bouche. » Si possible, imitez une respiration lente et profonde.
  3. Proposez une distraction : « Regarde ce bouton là. Est-ce que tu te souviens de ce que tu as fait ce matin ? » ou « Quelle est la couleur de ce mur ? » (l’ancre sur les éléments concrets).
  4. Surveillez les signaux de sortie : Si la porte s’ouvre à un étage, demandez doucement : « Veux-tu qu’on sorte ici pour prendre l’air ? »
  5. Après la crise : Une fois sorti de la situation, proposez-lui de s’asseoir, de boire un peu d’eau, et encouragez-la à parler de ses ressentis sans jugement. Mentionnez ensuite l’importance de consulter un professionnel pour éviter que cela ne se reproduise de manière aussi intense.

Ce type de soutien patient et bienveillant peut transformer une expérience terrifiante en une épreuve surmontable, et renforcer la confiance de la personne en sa capacité à gérer la situation à l’avenir.

Comment prévenir la crise de panique et claustrophobie avant qu’elle ne survienne ?

Prévenir une crise de panique et claustrophobie implique une combinaison de stratégies à long terme pour mieux gérer l’anxiété et une préparation spécifique avant de s’exposer à des situations potentiellement déclenchantes. Il s’agit d’un travail proactif pour réduire la vulnérabilité et renforcer les mécanismes d’adaptation.

L’importance du traitement psychothérapeutique continu

Pour ceux qui ont déjà été diagnostiqués avec une claustrophobie ou des troubles paniques, la poursuite d’un traitement psychothérapeutique, même après l’amélioration des symptômes, est cruciale. La Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC), comme mentionné précédemment, est particulièrement efficace en enseignant des compétences durables pour identifier et gérer les pensées anxieuses et les déclencheurs physiologiques.

Des séances de « maintien » ou de « rappel » avec un thérapeute peuvent aider à renforcer les stratégies apprises et à prévenir les rechutes. De plus, le thérapeute peut aider à adapter les approches en fonction des changements dans la vie du patient ou de l’apparition de nouvelles situations stressantes. Le traitement psychothérapeutique ne vise pas seulement à éteindre un incendie, mais aussi à construire une maison plus résistante aux tempêtes.

Maintenir un style de vie sain pour une meilleure résilience

Un mode de vie sain est un pilier fondamental pour la gestion de l’anxiété et la prévention des crises. Cela inclut plusieurs aspects :

  • Sommeil de qualité : Le manque de sommeil peut exacerber l’anxiété et rendre plus vulnérable aux crises de panique. Visez 7 à 9 heures de sommeil par nuit et établissez une routine régulière.
  • Alimentation équilibrée : Une alimentation riche en nutriments et pauvre en sucres raffinés et en caféine peut aider à stabiliser l’humeur. La caféine, en particulier, peut imiter certains symptômes de la panique (palpitations, nervosité) et devrait être consommée avec modération, voire évitée dans les moments de vulnérabilité accrue.
  • Activité physique régulière : L’exercice physique est un excellent moyen de réduire le stress et l’anxiété. Il libère des endorphines, des substances chimiques naturelles qui améliorent l’humeur. Des activités comme la marche, la natation, ou le yoga peuvent être particulièrement bénéfiques.
  • Techniques de relaxation : Intégrer des pratiques de relaxation dans votre routine quotidienne, telles que la méditation, le yoga, la pleine conscience, ou l’écoute de musique apaisante, peut aider à maintenir un état de calme général et à réduire le niveau de stress de base.

Préparation mentale avant de s’exposer à des situations redoutées

Lorsque vous devez faire face à une situation qui vous angoisse, une préparation mentale adéquate peut faire toute la différence.

  • Visualisation positive : Avant d’entrer dans un ascenseur, par exemple, prenez quelques instants pour visualiser le trajet se déroulant sans problème. Imaginez-vous calme et en contrôle.
  • Planification de stratégies de sortie : Sachez ce que vous ferez si l’anxiété commence à monter. Avoir un plan « B » (par exemple, savoir à quel escalier recourir si l’ascenseur vous terrifie trop) peut réduire le sentiment d’être piégé.
  • Se donner la permission de ressentir, mais pas de sombrer : Reconnaissez que vous pourriez ressentir une certaine anxiété, mais rappelez-vous que vous avez les outils pour la gérer. Ne vous reprochez pas ces sensations et ne luttez pas contre elles de manière agressive ; observez-les plutôt comme des vagues qui passent.
  • Utiliser des objets de réconfort : Pour certains, avoir un objet familier sur soi (une pierre lisse, un petit porte-bonheur) peut apporter un sentiment de sécurité.

Se familiariser avec les évolutions technologiques et thérapeutiques

Les approches thérapeutiques évoluent constamment, et se tenir informé des dernières avancées peut être une source d’espoir et d’efficacité. La thérapie par exposition en réalité virtuelle (RV), mentionnée précédemment, est une innovation remarquable. Elle offre un environnement contrôlé pour s’entraîner à faire face à des situations de confinement, ce qui peut être une étape précieuse avant l’exposition « in vivo ». De plus, les applications de méditation guidée et les ressources en ligne proposant des exercices de respiration et de pleine conscience sont plus accessibles que jamais.

En adoptant une approche proactive et en combinant ces stratégies de prévention, il est possible de réduire significativement la probabilité de déclencher une crise de panique liée à la claustrophobie et de retrouver une plus grande liberté dans sa vie.

En conclusion, la crise de panique et claustrophobie est un défi complexe, mais loin d’être insurmontable. L’enfermement peut déclencher une réaction d’anxiété intense, mais comprendre ses mécanismes et utiliser les outils appropriés permet de reprendre le contrôle.

  • La peur des espaces clos déclenche souvent une réaction physiologique intense de type « lutte ou fuite », interprétée à tort comme un danger immin-ent, menant à une crise de panique.
  • Des techniques de respiration, d’ancrage, et de restructuration cognitive, notamment à travers la Thérapie Cognitivo-Comportementale (TCC) et l’exposition progressive (y compris en réalité virtuelle), offrent des solutions efficaces et durables.
  • Un style de vie sain et un soutien bienveillant sont également des piliers essentiels pour prévenir et gérer ces expériences anxiogènes.

Si vous luttez contre la peur des espaces clos et les crises de panique associées, il est temps d’agir. Ne laissez plus ces craintes limiter votre quotidien. N’attendez plus, et contactez dès aujourd’hui un professionnel de la santé mentale pour explorer les options thérapeutiques adaptées à votre situation et retrouver une vie plus sereine et libre.

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FAQs

Qu’est-ce qu’une crise de panique ?

Une crise de panique est un épisode soudain et intense de peur ou d’anxiété, accompagné de symptômes physiques tels que palpitations, transpiration, tremblements, sensation d’étouffement, douleurs thoraciques, nausées, vertiges, et peur de perdre le contrôle ou de mourir.

Qu’est-ce que la claustrophobie ?

La claustrophobie est une peur intense des espaces clos ou confinés. Les personnes claustrophobes peuvent ressentir de l’anxiété, de la panique, voire des attaques de panique lorsqu’elles se retrouvent dans des espaces restreints tels que les ascenseurs, les avions, les tunnels ou les pièces fermées.

Quels sont les déclencheurs de la crise de panique liée à la claustrophobie ?

Les déclencheurs de la crise de panique liée à la claustrophobie sont généralement les situations où la personne se sent enfermée ou piégée dans un espace restreint, ce qui peut déclencher une peur intense et une réaction de panique.

Comment gérer une crise de panique liée à la claustrophobie ?

Il est recommandé de pratiquer des techniques de relaxation, de respiration profonde et de visualisation pour gérer une crise de panique liée à la claustrophobie. Il est également utile d’éviter autant que possible les situations déclenchantes et de consulter un professionnel de la santé mentale pour obtenir un soutien et des stratégies de gestion.

Quand faut-il consulter un professionnel pour la crise de panique et la claustrophobie ?

Il est recommandé de consulter un professionnel de la santé mentale si les crises de panique liées à la claustrophobie interfèrent avec la vie quotidienne de la personne, si elles deviennent fréquentes ou si elles provoquent une détresse significative.

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